Josette McNicoll septembre

Mois de mai: Le retour des baleines

3 mai 2022 3 minutes 588 vues

Mois de mai: Le retour des baleines

Nous sommes chanceux de résider dans un endroit où l’observation des baleines est non seulement possible, mais fréquente. Notre fleuve accueille bon nombre d’espèces marines, allant de vies microscopiques aux géants que nous pouvons observer de mai à octobre. Bien que nos amis à dos blancs, les bélugas, restent dans l’estuaire du Saint-Laurent à longueur d’année, ce n’est pas de même pour d’autres espèces de baleines migratrices. Une telle diversité est plutôt rare pour un fleuve, ce qui ajoute une valeur unique et impressionnante à notre coin de pays. Voyons maintenant quelles espèces sont de retour et comment les observer.



En premier lieu, il est important de se familiariser avec l’habitat des baleines pour pouvoir prédire où elles comptent nous visiter. Selon baleinesendirect.org, un magazine et une encyclopédie édités par le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM) de Tadoussac, les baleines migratrices utilisent le fleuve Saint-Laurent pour se nourrir, spécialement lors de la période estivale. Long de 2000 km, il prend sa source dans les Grands Lacs à la frontière du Canada et des États-Unis. Comme ce long cours d’eau se déverse dans l’océan Atlantique, mais commence en eau douce, on divise le fleuve Saint-Laurent en 3 secteurs qui se distinguent par leur profondeur, leur salinité et leur courant. Le secteur fluvial est le plus court et le moins profond des 3. L’eau douce ainsi que l’absence de marée ne forment pas l’habitat idéal pour les mammifères marins. Ceux-ci se trouvent plutôt dans l’estuaire du Saint-Laurent qui commence à la hauteur de la pointe est de l’ile d’Orléans, là où l’eau salée de l’océan se mélange avec l’eau douce du fleuve. L’eau trouve sa pleine salinité à la tête du chenal laurentien, à la hauteur de Tadoussac. Nous appelons le 3e secteur Le golfe l’endroit où le fleuve s’élargit en une mer intérieure qui s’ouvre sur l’Atlantique par les détroits de Cabot.

Le chenal laurentien


La majorité des mammifères marins se trouvent dans l’estuaire à partir du mois de mai jusqu’au mois d’octobre en raison de l’abondance du krill et des autres petits poissons comme le capelan. Effectivement, sur la page Facebook de baleines en direct, on a pu observer les premiers petits rorquals de l’année à partir de la pointe gaspésienne à Saint-Irénée, en passant par Les Bergeronnes et Longue-Pointe-de-Mingan. Cependant, comme l’estuaire du Saint-Laurent comporte plusieurs zones d’alimentation différentes riches en nutriments pour les géants du fleuve, il est presque impossible de prédire avec précision l’endroit et le moment où apparaîtront ces êtres remarquables. Le meilleur moyen est donc de tourner son regard vers le large et d’user de patience! Pour un peu plus de chance de voir des baleines, pratiquez l’observation à la fin de l’été aux mois de septembre et d’octobre comme elles sont beaucoup plus nombreuses. D’autres conditions influencent les chances de voir ces magnifiques créatures: les marées, par exemple, ont un énorme rôle à jouer dans la vie sous-marine comme ces courants dynamiques transportent les proies dans certaines zones et permettent également aux baleines de voyager. Dans la nature, tout est parfait!

Petit rorqual observé dernièrement par GREMM


Il existe 13 sortes de baleines dans le fleuve Saint-Laurent, certaines plus abondantes que d’autres. Les bélugas, les cachalots, les baleines bleues (atteignant jusqu’à 30m!!!!) ainsi que les rorquals (communs, à bosse, petits) ne sont pas rares dans l’estuaire du Saint-Laurent. Les baleines à bec communes, les épaulards et la baleine noire sont beaucoup moins observés chez nous et se retrouvent plus souvent dans le golfe que dans l’estuaire.






*Informations tirées de Baleinesendirect.org


Par Léa Asselin-Abston

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