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Chroniques, Les Charlevoisiens au Saguenay

Les Charlevoisiens au Saguenay | Les Gaudreault | 13/24 Par Sylvain Dufour

Charlevoix

Jeu. 4 avril 2024 3 minutes

Par Sylvain Dufour

Charlevoisiens saguenay vedette Gaudreault 13 24
Charlevoisiens saguenay vedette Gaudreault 13 24

Né en 1795, Benjamin Gaudreault, époux d’Agnès Fortin, détient une part dans la Société des Pinières du Saguenay qu’il a financé grâce à l’apport de son coassocié René Boulianne. Dès 1838, Benjamin établit un chantier au fond de la Baie des Ha ! Ha !, côté nord, à l'endroit connu aujourd’hui comme l'Anse-à-Benjamin. Constance, sa fille aînée, est mariée à Résimond Villeneuve, fils de Basile, un autre associé de la Société des Pinières du Saguenay. Les Villeneuve-Gaudreault se retrouvent à Bagotville, pas très loin de chez Benjamin et Agnès.

En avril 1838, Thomas Simard de la Société des Pinières du Saguenay embauche Simon Gaudreault pour prendre en main les charges de bois du Saguenay. Simon reçoit un excellent salaire de 3 £ par mois. Il s’installe à La Baie et le moulin à farine de la Société des Pinières est érigé sur sa terre. Fin 1841, son frère Augustin est en société avec Résimond Villeneuve et d’autres pour fournir 14 000 « billots de pins de douze pieds de long sur 6 pouces de large » à Thomas Simard. Augustin Gaudreault est marié à Marie Villeneuve, sœur de Résimond ; Simon et Augustin sont cousins de Joseph, le père de Benjamin.

Bien après cette première vague migratoire, en 1869, François Gaudreault, fils de Benoni, un cousin de Simon et Augustin, quitte Sainte-Agnès pour être parmi les premiers colons à Hébertville au Lac-Saint-Jean. Confronté à de sérieuses difficultés financières, François déclare faillite en 1875 et rachète sa terre du Syndic. Immédiatement après le décès de son épouse Louise Boily en octobre 1882, François liquide ses avoirs et, durant l’hiver, se met en route vers Saint-Méthode avec ses quatre jeunes fils (âgés de 5 à 14 ans) et y établit un moulin à scie. Au printemps 1884, il monte à Mistassini avec ses enfants et en devient le premier habitant de souche européenne. Son frère Benjamin l’y rejoint et compte aussi parmi les premiers habitants de l’endroit. François Gaudreault construit trois moulins à scie qu’il vend aux moines Trappistes en 1891. Il se retire sur une terre dans le rang 7 de la rivière à la Carpe de Mistassini. Vers 1918, François va rejoindre son fils Théodule à Moonbeam, dans le nord de l’Ontario, où il meurt en 1921 à l’âge de 77 ans.

Tous les Gaudreault ci-dessus sont de Sainte-Agnès alors que les Villeneuve sont du rang Terrebonne.

Avec la collaboration de Sylvain Dufour.
De plus en plus à l’étroit dans Charlevoix, des familles prennent le chemin de l’exil pour améliorer leur sort. Le Saguenay était non seulement proche de Charlevoix physiquement mais aussi du point de vue des conditions climatiques et agricoles. Le Saguenay-Lac Saint-Jean devient donc une des premières grandes destinations des familles charlevoisiennes en quête d’un avenir meilleur.
Auteur de « La Malbaie, les premières années », Sylvain Dufour a grandi à La Malbaie au sein d’une famille qui y est venue à la fin du XVIIIe siècle. Détenteur de plusieurs diplômes d’études supérieures, Sylvain se passionne pour l’histoire de la terre de ses ancêtres. Aujourd’hui retraité, il a récemment travaillé avec le Musée de Charlevoix et Parcours Fil Rouge pour créer une série de balados généalogiques sur plusieurs familles de Charlevoix. Passeurs de mémoire, Parcours Fil Rouge et le Musée de Charlevoix vous invitent à écouter ces histoires; visitez
https://www.passeursdememoire.com/territoire/charlevoix

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