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Chroniques, Les Charlevoisiens au Saguenay

Les Charlevoisiens au Saguenay | Les Girard | 15/24

Charlevoix

Jeu. 18 avril 2024 2 minutes

Par Sylvain Dufour

Charlevoisiens saguenay vedette Girard 15 24
Charlevoisiens saguenay vedette Girard 15 24

Aucun des descendants du premier couple Girard de Charlevoix, Pierre-Louis et Marguerite Tardif, n’a investi dans la Société des Pinières du Saguenay. Cependant, voici quelques exemples de familles Girard de Charlevoix parties au Saguenay-Lac Saint-Jean.

Le plus célèbre des émigrés est Joseph Girard dit Vire-capot. Vers 1876, jeune marié, il quitte Saint-Urbain avec son épouse Emma Côté pour une terre à Saint-Gédéon, Lac-Saint-Jean. Chantre et organiste à l’église locale, Joseph Girard devient commissaire scolaire en 1883 et président de la Commission scolaire de 1885 à 1917. À partir de 1892, il est député pendant 25 ans au provincial (8 ans) et au fédéral (17 ans). Durant ces 25 ans, il change de parti deux fois, d’où son surnom. Politicien de terrain avec une doctrine populiste pour plaire à tous, un nouveau canton au nord-ouest de Dolbeau est nommé d’après lui en 1909. En 1921, ce canton est municipalisé et le premier conseil adopte le nom de « Girardville ».

Léandre Girard quitte Baie-Saint-Paul pour La Malbaie d’où il prend un travail au Saguenay. En 1843, il épouse Flavie Bouchard de La Malbaie à Grande-Baie. Le couple s’établit à Chicoutimi où neuf enfants viennent au monde mais seulement quatre survivent. Vers 1861, la famille déménage à Roberval où elle contribue au développement régional. Léandre est un cousin du père du député Joseph Girard.

Dans la première moitié des années 1840, Martin Girard et Antoinette Martel des Éboulements vont à Grande-Baie. Vers 1859, ils déménagent à Saint-Bruno, Lac-Saint-Jean. Joseph Girard, un de leurs arrière-petits-fils, revient vivre à La Malbaie où il marie Isola Côté en 1915. Il meurt en 1918 et en 1920, sa veuve Isola se remarie au veuf de sa sœur Louiselle Côté, lui-aussi nommé Joseph Girard !

En 2006, l’Institut de la statistique du Québec indique que le nom « Girard » est au 3e rang des noms les plus populaires dans l’est de Charlevoix et au 9e rang dans l’ouest. Au Saguenay-Lac Saint-Jean, ce nom est au 5e rang de tous les patronymes, avec une occurrence un peu plus élevée que la moyenne régionale dans la MRC du Domaine-du-Roi, aux alentours de Roberval. Le rôle des Girard de Charlevoix dans cette présence n’a jamais été quantifié mais il ne serait pas exagéré d’affirmer qu’il est important.

Avec la collaboration de Sylvain Dufour.
De plus en plus à l’étroit dans Charlevoix, des familles prennent le chemin de l’exil pour améliorer leur sort. Le Saguenay était non seulement proche de Charlevoix physiquement mais aussi du point de vue des conditions climatiques et agricoles. Le Saguenay-Lac Saint-Jean devient donc une des premières grandes destinations des familles charlevoisiennes en quête d’un avenir meilleur.
Auteur de « La Malbaie, les premières années », Sylvain Dufour a grandi à La Malbaie au sein d’une famille qui y est venue à la fin du XVIIIe siècle. Détenteur de plusieurs diplômes d’études supérieures, Sylvain se passionne pour l’histoire de la terre de ses ancêtres. Aujourd’hui retraité, il a récemment travaillé avec le Musée de Charlevoix et Parcours Fil Rouge pour créer une série de balados généalogiques sur les familles de Charlevoix. Passeurs de mémoire, Parcours Fil Rouge et le Musée de Charlevoix vous invitent à écouter ces histoires; visitez
https://www.passeursdememoire.com/territoire/charlevoix

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