Chroniques, Les Charlevoisiens au Saguenay

Les Charlevoisiens au Saguenay | Les Savard | 21/24

Charlevoix, Saguenay-Lac-St-Jean

Jeu. 30 mai 2024 2 minutes

Par Sylvain Dufour

Charlevoisiens saguenay vedette Savard 21 24
Charlevoisiens saguenay vedette Savard 21 24

Thomas Savard, Luc Martel et leur ami André Bouchard contribuent des fonds qui permettent à Pierre Boudreault d’acheter une des 21 parts dans la Société des Pinières du Saguenay. Thomas Savard, un cousin de Lucie Savard, épouse de Luc Martel, est venu de l’île aux Coudres avec ses parents qui se sont installé dans le rang Saint-Fidèle. Peu après l’ouverture du Saguenay, Thomas déménage à Chicoutimi avec son épouse Geneviève Imbeault et leurs enfants. Plusieurs autres Savard quitteront Charlevoix pour le Saguenay ou le Lac-Saint-Jean. En voici quelques exemples.

Vers 1844, un neveu du coassocié Thomas Savard, également prénommé Thomas, déménage de Saint-Fidèle avec son épouse Olympe Truchon et leur premier enfant, âgé de quelques mois. Thomas et Olympe auront tous leurs autres enfants à Chicoutimi. Dans les années 1880, un lointain parent de Cap-à-l’Aigle, lui aussi nommé Thomas Savard, migre à Kénogami tandis que son frère Philippe Savard se dirige de Cap-à-l’Aigle à Mistassini.

Les frères Léon et Louis, cousins de notre premier Thomas Savard ci-dessus, émigrent de Sainte-Agnès. En 1841, Léon et son épouse Josephte Tremblay vont à Saint-Fulgence. En 1843, ils se déplacent à Grande-Baie et plus tard ils se fixent pour de bon à Métabetchouan. En 1844, Louis et son épouse Élizabeth Tremblay (sans lien de parenté proche avec sa belle-sœur Josephte) quittent La Malbaie avec leurs deux fils aînés, Abel et Joseph. Ils se rendent à l’Anse-aux-Foins, avant de s’établir définitivement à Saint-Félicien quelques années plus tard. Le 19 mai 1870, en pleine canicule, Abel et Joseph travaillent à défricher un champ à Saint-Félicien avec leur cousin Henry (fils de Léon et Josephte), et leur futur beau-frère Pitre Bouchard, fils du meunier Toussaint Bouchard de Chicoutimi, originaire de Petite-Rivière-Saint-François. Comme le veut la pratique, ils font brûler les branches et le bois produit par le débroussaillage.

Dans le milieu de l’avant-midi, un violent vent d’ouest se lève. Les feux d’abattis s’embrasent et les tisons qui s’envolent menacent la forêt avoisinante. Les efforts des Savard et leur ami Bouchard n’arrivent pas à contenir le brasier qui s’étendra jusqu’à la Baie des Ha ! Ha !, 160 km plus loin. Ce désastre, couvrant environ 3800 km2, cause sept morts, brûle tous les avoirs de 555 familles et en met 146 autres à la rue.

Avec la collaboration de Sylvain Dufour.
De plus en plus à l’étroit dans Charlevoix, des familles prennent le chemin de l’exil pour améliorer leur sort. Le Saguenay était non seulement proche de Charlevoix physiquement mais aussi du point de vue des conditions climatiques et agricoles. Le Saguenay-Lac Saint-Jean devient donc une des premières grandes destinations des familles charlevoisiennes en quête d’un avenir meilleur.
Auteur de « La Malbaie, les premières années », Sylvain Dufour a grandi à La Malbaie au sein d’une famille qui y est venue à la fin du XVIIIe siècle. Détenteur de plusieurs diplômes d’études supérieures, Sylvain se passionne pour l’histoire de la terre de ses ancêtres. Aujourd’hui retraité, il a récemment travaillé avec le Musée de Charlevoix et Parcours Fil Rouge pour créer une série de balados généalogiques sur les familles de Charlevoix. Passeurs de mémoire, Parcours Fil Rouge et le Musée de Charlevoix vous invitent à écouter ces histoires; visitez https://www.passeursdememoire.com/territoire/charlevoix

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