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Saviez-vous que! | La circonscription électorale fédérale de Charlevoix | Première partie

Charlevoix

Mer. 27 décembre 2023 2 minutes

Par Christian Harvey

Simon Xavier Cimon M SHC
Simon Xavier Cimon M SHC

(1867-1904)

La Confédération de 1867 va créer deux paliers de gouvernement distincts : le fédéral qui siège à Ottawa et le provincial à Québec. Regardons les élus au niveau fédéral pour la circonscription de Charlevoix.

Les premières années de la Confédération ont été marquées sur la scène fédérale par la domination du Parti conservateur avec à sa tête le premier ministre John A. Macdonald. Au Québec, cette formation reçoit l’appui de l’Église catholique et occupe une place de choix, tant à Québec qu’à Ottawa. Le Parti libéral, héritier au Québec du Parti canadien (ou patriote), arbore un libéralisme critique par rapport au cléricalisme, ce qui semble le freiner sur le plan électoral. Le vent tourne progressivement avec le scandale du Pacifique (1872-1873), la pendaison du chef métis (1885) Louis Riel, puis le repositionnement idéologique du Parti libéral du Canada, mis en œuvre par Wilfrid Laurier, réunissant religion et libéralisme.

Dans Charlevoix, cette domination conservatrice — outre le court passage d’Hector Langevin (1876-1878) et de Joseph-Stanislas Perrault (1879-1881) — prend le nom d’une famille : les Cimon de La Malbaie. François-Xavier Cimon représente le comté de 1867 à 1872, puis de 1881 jusqu’à sa mort en 1887. Son fils Simon Cimon le remplace de 1887 à 1891.

Du côté libéral, il faut noter Pierre-Alexis Tremblay, qui a été député libéral de 1872 à 1876, puis de 1878 jusqu’à sa mort en 1879. Il fut l’instigateur du fameux procès pour l’influence indue, qui fut jugé en première instance au palais de justice de La Malbaie. Tremblay demande l’annulation de l’élection gagnée par Hector Langevin en raison d’une intervention en chaire de curés de la région, qui auraient affirmé, l’expression deviendra célèbre : « Le ciel est bleu, l’enfer est rouge. » Il obtient gain de cause en appel. Suivront par la suite deux vrais « rouges ».

D’abord, Henry Simard, de 1891 jusqu’à sa mort en 1895. Il est le fils de Thomas Simard, l’un des membres de la Société des vingt-et-un, et beau-frère d’Adolphe Gagnon, député libéral à Québec de 1871 à 1875. Et surtout, Louis-Charles-Alphonse Angers, ami personnel de Wilfrid Laurier, qui occupe la fonction de député de 1896 à 1904. Frère de la célèbre écrivaine Laure Conan (Félicité Angers), Angers s’inscrit dans cette vague qui réconcilie le libéralisme et la religion, une position qui va consolider les assises du parti au Québec pour plusieurs années.

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