RECRUTREMENT Groupe LEBEL

Un terminal de croisière à Pointe-au-Pic: think big

22 févr. 2022 2 minutes 1386 vues

Un terminal de croisière à Pointe-au-Pic: think big

Le quai de Pointe-au-Pic était un piteux pitou depuis 20 ans. Barricadé, barbelé, avec un tremblement de terre de 6,5 il allait s’autodétruire et sombrer dans les flots aux dires des fonctionnaires légèrement déconnectés. Comble de malchance, une première tentative de remise aux normes avec des palplanches d’acier tourne au cauchemar, le quai est instable et doit être condamné. On entre dans la ronde des avocats et des compagnies d’assurance pour enfin pouvoir effectuer des réparations avec une technique de pieux qui devrait régler le problème. Mais voilà que c’est la jetée en face qui se met à bomber comme si le fleuve voulait nous passer un message. L’ouvrage sera enroché et les marcheurs retrouveront leur destination habituelle au bout de la jetée.


Le quai barricadé, c'est terminé

Je me permets aujourd’hui d’être optimiste et même de penser très fort en dehors du petit pain que l’on vise trop souvent. J’arrive de croisière sur un immense navire, le Norwegian Breakaway qui peut accueillir 4000 passagers et 1700 membres d’équipage, une véritable ville avec 26 bars et 22 restaurants. Nous avons fait escale dans de petites localités que ce soit au Mexique, au Honduras et à Bélize. Les quais auxquels nous accostions sont très petits et à certains endroits il ne semble pas y avoir beaucoup d’eau. Ces mêmes navires sont très présents à Ville La Baie, surtout en automne, parfois 3 à la fois. Guy Néron, autrefois commissaire industriel a toujours présenté Pointe-au-Pic comme un port en eaux profondes. Déjà les bateaux qui viennent régulièrement charger du papier sont de bon gabarit. Curieusement j’ai entendu parler les responsables de la gestion du quai qui veulent accueillir de petits bateaux de croisières. Des bateaux de cette classe, il y en a très peu. Au Québec seul le CTMA Vacancier offre un produit longue croisière locale. Pourquoi ne pourrait-on pas augmenter nos ambitions et au moins étudier la possibilité d’accueillir de gros bateaux de croisières. À chaque escale, des centaines visitent le port ou partent en excursion. Juste en y réfléchissant, j’ai pu lister une dizaine d’activités à terre qui pourraient plaire à des croisiéristes.


Think Big stie disait Elvis Gratton. Ville La Baie a thinké big, Québec a thinké big, pourquoi pas La Malbaie et Charlevoix car les retombées seraient aussi importantes dans l’ouest que dans l’est par le biais des excursions. La SOGIT est responsable de la gestion du quai, j’aimerais leur faire part de mon expérience et de mes observations sur le Norwegian Breakaway et pour une fois pourrait-on arrêter de penser petit. Notre région a plus à offrir que la plupart des destinations actuelles des croisières.














 

Partager
Lien copié avec succès

Services Mécaniques Simard