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Familles d’ici | La famille Gagné

Charlevoix

Jeu. 28 septembre 2023 2 minutes

Par Sylvain Dufour

Titre Les Gagne 12 24
Titre Les Gagne 12 24

Les principales souches de Gagné au Canada remontent en France au meunier Louis Gagné et à son épouse Marie Launay. La famille Gagné s’est déplacée entre Saint-Cosme-en-Vairais (Sarthe) et Igé (Orne), dans l’ancien comté du Perche. Deux des fils, Pierre et Louis, sont venus à Québec avec leurs familles respectives — Pierre, Marguerite Rosée et leurs trois enfants (une fille et deux garçons) en 1653 ; Louis, Marie Michel et leur fille Louise en 1644. En France, Marie Launay meurt en 1640; Pierre se remarie six mois plus tard et meurt en 1649.

Pierre Gagné, né en 1610, meurt à Québec en 1656. La famille s’installe à Montréal sauf l’aîné, Louis dit Bellavance, qui garde la terre de Sainte-Anne-de-Beaupré. En 1673, Louis déménage à Cap-Saint-Ignace avec son épouse Louise Picard. Ils sont les ancêtres de tous les Bellavance.

Louis (1612-1661), meunier comme son père, et Marie Michel sont aussi installés sur la côte de Beaupré. Leur fille Louise épouse en 1654, à l’âge de 12 ans, Claude Bouchard, le premier colon de Petite-Rivière-Saint-François. En 1690, Ignace, frère cadet de Louise, s’installe à Petite-Rivière à la suite de son deuxième mariage avec Louise Tremblay, fille du patriarche Pierre. Ignace et Louise sont les ascendants de la plupart des Gagné de Charlevoix. Six de leurs enfants se rendent à l’âge adulte, dont quatre garçons. La majorité des Gagné du Saguenay-Lac-Saint-Jean descendent aussi d’Ignace et Louise.

Des études génétiques avancées ont trouvé que Louis Gagné et Marie Michel ont passé à leurs enfants Louise et Ignace le gène de la tyrosinémie. Cette maladie du foie est prévalente au Saguenay-Lac-Saint-Jean (5% de la population versus 0.001% dans le monde). La maladie est liée à l’absence d’une enzyme nécessaire pour décomposer la tyrosine, un acide aminé associé à plusieurs protéines animales et végétales. Depuis les années 1990, un traitement existe. Un dépistage obligatoire chez les bébés a réduit le nombre de greffes de foie nécessaires.

Avec la collaboration de Sylvain Dufour.Des familles prennent racine sur la côte nord du Saint-Laurent, en aval de la côte de Beaupré, dès la deuxième demie du XVIIe siècle. Débutant à Baie-Saint-Paul, alors de la seigneurie de Beaupré, l’établissement français s’étend par la suite à Petite-Rivière-Saint-François (1676), à La Malbaie (1688), aux Éboulements (1709) et à l’île aux Coudres (1719). La région de Charlevoix devient le berceau de familles dont la nombreuse descendance se retrouve partout en Amérique du Nord.
Auteur de « La Malbaie, les premières années », Sylvain Dufour a grandi à La Malbaie au sein d’une famille qui s’y est implantée au début du XIXe siècle. Détenteur de plusieurs diplômes d’études supérieures, Sylvain est retraité d’une prestigieuse société d’État fédérale — le Centre de recherches pour le développement international.

Sylvain a travaillé avec le Musée de Charlevoix et Parcours Fil Rouge pour créer une série de balades généalogiques sur plusieurs familles de Charlevoix : Passeurs de mémoire. Le Musée et Parcours Fil Rouge vous invitent à une grande fête de famille dans vos villages d’origine. Visitez https://www.passeursdememoire.com/territoire/charlevoix

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