Gens de chez nous | IZA TATTOO
Mar. 10 septembre 2024 3 minutes
Par André Magny
C’est sûrement ce que doivent se dire les clients d’Isabelle Lavoie, la seule tatoueuse de La Malbaie à avoir pignon sur rue. Une artiste charlevoisienne, qui se fait connaître de plus en plus à l’international, que ce soit au Canada ou aux États-Unis.
Je t’ai dans la peau !
Bien qu’elle n’ait jamais vraiment eu de formation artistique au Cégep ou à l’université, la propriétaire d’IZA TATTOO affirme qu’elle a toujours aimé dessiner. « Et j’ai toujours dessiné mieux sur une peau que sur une feuille ! », confie-t-elle de son studio, rue de Comporté.
Après une formation en tatouage et un passage de près de 10 ans dans le monde de la restauration, le rêve d’Isabelle prend enfin forme en 2008 quand elle ouvre son studio à La Malbaie. Ce sera l’occasion pour Isabelle Lavoie de transposer sur un bras, une jambe ou un dos l’histoire d’une tranche de vie d’une personne à travers un dessin.
Les aiguilles de l’art
Crédit : gracieuseté d’Isabelle Lavoie
Terminé le temps où les tatouages étaient l’apanage du capitaine Haddock ou pire des Hells Angels. Le tatouage est devenu une forme d’art à part entière au même titre que certains graffitis ou que le break dancing. Isabelle Lavoie assure que le tatouage est pour toutes les générations et pour tous les sexes. « Mes plus grandes fans, c’est des dames de 80 ans ! »
Selon l’experte, en dix ans, le milieu du tatouage a beaucoup évolué. « Les aiguilles sont plus fines qu’avant ; autant de variété d’aiguilles que de variétés de pinceaux. »
Crédit : gracieuseté d’Isabelle Lavoie
L’expérience lui a appris que les toiles vivantes qui lui servent pour exprimer son art ne répondent pas toutes de la même manière à celui-ci. La tatoueuse explique qu’en fonction de certaines peaux comme les roux ou les blonds, il faut savoir utiliser les bonnes aiguilles. C’est ainsi que les filles ont la peau plus élastique que celle des hommes.
Si Isabelle Lavoie n’aime pas particulièrement tatouer des paysages, en revanche elle se définit comme étant une minimaliste qui sait maîtriser « le Black and Grey ».
Crédit : gracieuseté d’Isabelle Lavoie
Aller voir ailleurs
Si cette artiste est habile avec les 36 nuances de gris, d’autres semblent aussi apprécier ses ombrages. Ce fut le cas lors des nombreuses compétitions auxquelles elle a participé depuis l’an dernier, notamment au Canada. Les Canadiens semblent entiché des créations de notre Québécoise en particulier à Markham et à Barrie en Ontario où elle a gagné de nombreux trophées.
Ce n’est pas rien, car les juges sont sévères. Si une peau réagit mal à un tatouage, c’est le tatoueur qui sera pénalisé. Si une tatoueuse ne respecte pas la grandeur du dessin qui lui était allouée en fonction de sa catégorie, ce sera aussi une pénalité.
Isabelle Lavoie a également compétitionné lors de rassemblements de tatoueurs et tatoueuses aux États-Unis comme ce fut le cas à Tampa Bay, en Floride. Bien qu’elle n’ait pas encore gagné au pays de Donald Trump, selon elle, le « seul fait d’être sélectionnée, c’est déjà une victoire en soi. »
Ces séjours au Canada et aux États-Unis, la prépareront sans doute pour ces prochaines sorties à l’extérieur du Québec, soit à Niagara Falls en septembre, à Pickering en octobre et Honolulu en décembre ! Cette rencontre en terre hawaïenne rassemblera une centaine de tatoueurs dont une Charlevoisienne, Isabelle Lavoie !