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Un carburateur à poumon qui fait parler. Entrevue avec Louis-Pierre Fortin

11 mai 2020 3 minutes 171 vues

Un carburateur à poumon qui fait parler. Entrevue avec Louis-Pierre Fortin

Quoi de plus normal pour un fils de mécanicien qui est ingénieur en mécanique que d’inventer un carburateur ? On va y revenir plus tard.


Louis-Pierre Fortin est né à Saint-Urbain, son père y opérait un garage de mécanique automobile et sa mère était infirmière à l'hôpital de Baie-Saint-Paul. Ils sont maintenant retraités. Il a aussi une soeur qui vit à Québec. Dès l'âge de 16 ans après son secondaire, il prend une décision qui peut paraître surprenante, alors qu'il ne parle presque pas anglais, il s'inscrit en technique de génie mécanique au collège anglophone Dawson à Montréal. Après son cégep, il est attiré par le programme de génie de l'Université British Columbia à Vancouver où il obtiendra son diplôme d'ingénieur en 2015. Au début de ses études supérieures, il lui arrive de travailler au garage de son père à Saint-Urbain. Il fait ses stages chez Simard Suspensions et dans la division ferroviaire de Bombardier à Saint-Bruno.


Comme projet de dernière, il travaille sur un prototype de roue d'automobile en fibre de carbone alors  qu'il n'y a qu'un seul projet de ce type à travers le monde. Il est embauché chez Google. Vous direz quel est le rapport entre Google et le génie mécanique ? C'est Google X et ses automobiles autonomes, ses drones et ses ballons internets qui concernent le génie. Louis-Pierre travaille sur un avion qui fournit de l'électricité un peu comme une éolienne. Il vit au coeur de Silicon Valley pendant 2 ans et demi.


Il ne se voyait pas faire sa vie aux États-Unis pour des raisons personnelles et de valeurs. Il revient au Québec chez Kinova Robotics qui conçoit et fabrique des robots chirurgicaux. Il s'initie donc au domaine de la médecine. Son ami de Charlevoix, Gabriel Tremblay Grenier voit l'annonce d'un concours international de la Fondation de l'Université Mc Gill pour concevoir un respirateur artificiel pour les problèmes respiratoires. En ces temps de Covid-19, le projet est plus que pertinent. Un défi, c'est qu'il soit simple à fabriquer, efficace et peu coûteux. Le temps est compté,  puisqu'ils disposent que de quelques semaines pour y arriver. Un vieil ami de l'île aux Coudres, maintenant médecin à Havre-Saint-Pierre, Jean-François Bouchard se joint au projet de même qu'un programmeur et un ingénieur de Montréal. Le carburateur à poumon, tel est son nom, est réalisé totalement à distance. C'est Louis-PIerre qui fait la construction physique de l'équipement dans son appartement.


Il y  a des milliers de participants au concours de 94 pays. Les prix sont intéressants : 200 000$ au premier, 100 000$ au deuxième et 50 000$ au troisième. Ils sont d'abord choisis dans les 150 premiers et finalement dans les 3 premiers. L'ordre des gagnants sera connu plus tard.


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Cet exploit a été réalisé en moins de deux mois par de vieux chums du secondaire et de l'île aux Coudres. L'appareil fait actuellement parler partout au Québec et sûrement ailleurs. Souhaitons que des entreprises sautent sur l'occasion de fabriquer et commercialiser le ''lung carburator'' qui pourrait être utilisé dans les pays moins bien dotés en équipements médicaux en raison de sa simplicité et son efficacité.


Demain : Docteur Jean-François Bouchard


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