Josette McNicoll septembre

Guillaume Perron, dans les traces des vétérans

11 nov. 2019 5 minutes 392 vues

Guillaume Perron, dans les traces des vétérans

En cette journée du Souvenir, après vous avoir présenté quatre vétérans très méritoires, parce que la vie continue, nous vous faisons connaître aujourd'hui un militaire en fonction avec le grade de Sergent. Il s'agit de Guillaume Perron de La Malbaie. C'était très important pour lui de nous ouvrir un peu la porte sur la vie de militaire d'aujourd'hui. Sans les vétérans qui ont bâti les Forces armées canadiennes, les jeunes comme Guillaume Perron ne pratiqueraient pas leur métier avec les techniques et les stratégies développées dans les multiples missions de paix du Canada.

Une famille bien connue de La Malbaie

Guillaume Perron est né le 4 avril 1987, à La Malbaie, fils de Raymond Perron et de Carole Dufour. Son frère Christian et sa sœur Geneviève complète cette famille bien connue des amateurs de hockey de La Malbaie. Plusieurs ont connu Guillaume comme hockeyeur dans les catégories junior et sénior. Guillaume fait ses études primaires et secondaires à La Malbaie, dont la Polyvalente du Plateau. En 2003, ce dernier se dirige ensuite au Collège Merici à Québec et complète une technique en gestion hôtelière. Actuellement, Guillaume est à compléter un certificat en gestion des ressources humaines à l’UQAM.

[caption id="attachment_64546" align="aligncenter" width="640"]Perron5 Raymond Perron, Guillaume et Carole Dufour ses parents

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Enrôlé à 19 ans.

Après avoir occupé plusieurs emplois durant ses études dont celui de superviseur de la salle de spectacle du Capitole, il s'enrôle à l'âge de dix-neuf ans.

En janvier 2008, ce dernier reçoit sa formation à l’École des recrues à St-Jean-sur-Richelieu. À la fin de sa formation, il est muté à la Base militaire de Gagetown, NB., au Canadian Forces School of Military, pour compléter son cours de base d’ingénieur de combat. En février 2009, ce dernier est transféré à Valcartier, au 5e Régiment de Génie de combat, RGC. L'ingénieur de combat est celui qui prépare le terrain pour les fantassins. Sécurisation des routes et des ponts, construction d'infrastructures pour le déplacement des troupes, déminage, désamorçage de bombes, aménagement de tranchées et toutes autres tâches liées à la situation sur le terrain.

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L'Afghanistan à deux reprises

À la Base militaire de Valcartier, Guillaume Perron se qualifie comme chauffeur sur le VBL 3 (véhicule blindé léger, type 3), VBL 6 (véhicule blindé  léger, type 6), 25 mm, (canon sur tourelle),  Cougars, 2 tonnes et demie, G-Wagon, (Jeep),  RWS, (Remote Weapon System-poste de tir télécommandé),  TCCC, Tactical Combat Casualty Care-Secourisme en situation de combat)  et possède son cours de sergent. En novembre 2010, il participe à sa première mission à Kandahar, en Afghanistan, cette dernière se termine en juillet 2011. Durant  cette mission, le supérieur de Guillaume saute sur une bombe des Talibans. Elle est sur une base avancée en territoire ennemi en contact direct avec les Afghans. Il ne faut jamais relâcher la vigilance car votre ami d'aujourd'hui peut devenir votre ennemi de demain. La présence en Afhganistan fait beaucoup appel aux ingénieurs de combat, car les mines sont courantes et les attaques toujours possibles. Malgré tout, ils arrivent à construire une école avec la population locale. En mission de reconnaissance, les militaires se déplacent à 3 ou 4 ingénieurs avec 40 soldats. Les règles d'engagement permettent sa propre protection et celle des alliés du Canada.

[caption id="attachment_64547" align="aligncenter" width="640"]Perron3 Guillaume Perron et des soldats afghans[/caption]

En novembre 2012, ce dernier se rend à Kaboul, en Afghanistan, pour une seconde mission qui se terminera en juin 2013. La mission est de sécuriser un camp canadien où sont aussi présents des Allemands, des Français, des Britanniques et des Australiens.

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Il est promu Caporal-Chef et retourne à l'école des recrues, mais comme instructeur. Il est commandant de section avec une quinzaine de recrues sous sa responsabilité. En juillet 2015, Guillaume est muté à l’École de leadership et des recrues des Forces armées canadiennes. Il est affecté au 5e RGC, à la fonction de commandant de section du 52e Escadron de génie de campagne. Il est promu sergent le 22 juin 2017.

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Les ambitions de Guillaume Perron

Il repart en mission au Koweit. À 32 ans, il est Sergent de camp et des opérations qui consiste à déployer les militaires vers le Liban, la Jordanie et l'Irak. Il est revenu au pays il y a six mois.  Il est maintenant aviseur de combat pour une unité de guerre électronique depuis le premier juin dernier. Il est ambitieux et aime beaucoup ce qu'il fait. Sa fierté est manifeste lorsqu'on lui parle. Il espère monter en grade pour jouer un rôle plus important au service de notre pays. Il est un militaire moderne qui évolue dans un environnement un peu différent de nos vétérans. La technologie est devenue au premier plan, mais malgré tout des militaires et des civils continuent de mourir. Guillaume veut apporter une contribution significative à un monde meilleur. Grâce à nos vétérans, des guerres ont été évitées et des civils ont été sauvés, Guillaume Perron poursuit cette mission avec passion, respect et reconnaissance pour ceux et celles qui l'ont précédé.

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Il continue de jouer au hockey 3 ou 4 fois semaine à Kingston Ontario où il est basé. Finalement grâce à Guillaume, j'ai appris que les militaires canadiens ont le droit de porter la barbe depuis deux ans.

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