RECRUTREMENT Groupe LEBEL

Je t'ai bloqué sur Facebook

12 déc. 2019 3 minutes 68 vues

Je t'ai bloqué sur Facebook
Hier, j’ai bloqué quelqu’un sur Facebook. Ce n’est pas la première fois que je me rends jusqu’à cet extrême. Il s’agit soit de fausses identités féminines derrière lesquelles se cachent de gros Ivoiriens poilus qui cherchent à arnaquer les hommes d’âge mûr esseulés. Un de mes grands amis belges depuis 1989 a dû déclarer faillite après avoir transféré plus de 20 000$ à une fausse beauté africaine. Un soir, je suis rentré chez moi à La Pocatière et j’ai un message de mon ami qui m’annonce son suicide. Un vent de panique m’envahit et sur le champ je téléphone au 911. Je suis écouté religieusement et peu après je reçois un appel de la police belge. J’explique le dossier et ils me disent qu’ils vont vérifier. Le téléphone sonne alors que je dors. C’est la police qui m’annonce que mon ami est toujours vivant et qu’il est à l’hôpital. J’avais lu le courriel 24 heures après, sa tentative de suicide qui était aussi liée à une série noire d’événements qui auraient abattu le plus solide d’entre nous. Heureusement, je suis allé le voir l’an dernier, il va mieux et il était à la veille d’être libéré se sa faillite. Tout ça pour dire qu’internet peut causer beaucoup de dommages. Des fois c’est très gros comme dans le cas de mon ami, mais des fois c’est plus subtil.

Quand Facebook fait mal

Chaque personne a sa sensibilité, ses zones de fragilité. Si vous avez subi du rejet dans votre jeunesse, il est probable que soyez sensibles à des manifestations de mise à l’écart ou d’abandon à votre égard. Si vous avez été victime de violence, vous serez sûrement mal à l’aise devant des comportements d’agressivité. Sur Facebook et autres plates-formes d’échange, il y a des gens qui croient au pouvoir de leurs écrits et qui n’ont aucune considération humaine envers les lecteurs de leurs propos.

Le ton monte assez souvent plus que si les personnes étaient en présence. L’échange numérique désensibilise certains êtres humains. Probablement que les plus désensibilisés ont cette tendance dans la vie courante. Ils peuvent s’en donner à cœur joie derrière leur écran. J’avoue avoir parfois fait preuve quelquefois moi aussi d’une certaine insensibilité, tout à fait conscient que les mots peuvent faire mal. Rendu là, la plupart du temps, ce comportement est réciproque et ça se termine en un blocage du correspondant. Depuis quinze ans que je suis sur Facebook, j’ai bloqué pour des raisons de désaccord profond moins de dix personnes. Avec les autres, on finit toujours par se raccommoder ou notre amitié est assez forte pour survivre à une bonne empoignade.

Mais il y a des gens qui ne rendent même pas compte du mal qu’ils font ou qui s’en réjouissent carrément. Ceux-là ne méritent pas de figurer dans une liste d’amis, car ce ne sont justement pas des amis et on s’en porte bien mieux lorsqu’on n’a pas à lire leurs écrits qui sont carrément contraires à nos valeurs ou qui sont simplement insignifiants. Depuis il y a une personne insignifiante de moins dans ma liste, ça va ménager mon cœur et me prémunir de faire un AVC.
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