Les Charlevoisiens au Saguenay, Chroniques, Souvenirs

Les Charlevoisiens au Saguenay | Les Villeneuve | 24/24

Charlevoix

Jeu. 20 juin 2024 3 minutes

Par Sylvain Dufour

Charlevoisiens saguenay vedette Villeneuve 24 24
Charlevoisiens saguenay vedette Villeneuve 24 24

Les frères Bazile et Louis dit Pitou Villeneuve ont chacun acheté une part dans la Société des Pinières du Saguenay. Bazile était seul en contrôle de sa part tandis que Louis avait reçu un apport financier d’Alexis Tremblay dit Kilo, père du futur arpenteur et député Pierre-Alexis Tremblay. Résimond Villeneuve, fils de Bazile, est marié à une fille de Benjamin Gaudreault, un autre actionnaire de la Société des Pinières. Résimond s’établit à Bagotville où il exploite un moulin à scie avec les Gaudreault, Gagnon et McNicoll.

Parmi la descendance de Louis dit Pitou au Saguenay, on retrouve sa fille benjamine Sarah qui, devenue veuve, quitte le Lac-Saint-Jean avec six de ses huit enfants pour rejoindre sa sœur Aurélie et son mari Joseph Boily au Manitoba, où elle se remarie et refait sa vie. On retrouve également le petit-fils de Louis, Auguste Villeneuve dit le Patriarche, décrit par l’auteur Carl Beaulieu comme un « visionnaire de l'évangélisation et du développement ». Né à Saint-Fulgence, Auguste a vécu de 1864 à 1944.

Les frères Joseph, Séraphin et Hubert Villeneuve du rang Terrebonne de La Malbaie (aucun lien familial proche avec Bazile et Louis) sont longtemps basés à Bagotville, sur la Baie des Ha ! Ha !. Vers 1860, Joseph et Hubert migrent au Lac-Saint-Jean, près de la rivière à l’Ours à Saint-Félicien. De là, ils brassent beaucoup d’affaires, se débrouillant contre l’adversité des monopoles du bois. Hubert Villeneuve accapare des titres de plusieurs terres qu’il revend à des nouveaux colons qu’il attirait. Il commerce avec les Autochtones et est un des « apôtres » du Lac-Saint-Jean. Hubert installe à Roberval un moulin double, à scie et à farine. Pendant ce temps, Joseph courre les bois, marchande et cultive la terre.

Quant à Séraphin, il commerce au Saguenay depuis son ouverture. Il aboutit à la rivière à l’Ours en 1864, étant un des premiers colons de Saint-Félicien. Amateur d’un petit coup, il aurait fait faillite un peu avant ou juste après son arrivée à la rivière à l’Ours. Devenu veuf, il se remarie avec une cousine en 1865 à La Malbaie. Il va-et-vient entre La Malbaie et le Lac-Saint-Jean jusqu’au début des années 1870, moment où il se rend avec sa famille aux confins du Lac-Saint-Jean et figure, vers 1878, parmi les pionniers du village de Normandin où il passe le reste de ses jours. Ce village comporte une rue Villeneuve.

Avec la collaboration de Sylvain Dufour.
De plus en plus à l’étroit dans Charlevoix, des familles prennent le chemin de l’exil pour améliorer leur sort. Le Saguenay était non seulement proche de Charlevoix physiquement mais aussi du point de vue des conditions climatiques et agricoles. Le Saguenay-Lac Saint-Jean devient donc une des premières grandes destinations des familles charlevoisiennes en quête d’un avenir meilleur.
Auteur de « La Malbaie, les premières années », Sylvain Dufour a grandi à La Malbaie au sein d’une famille qui y est venue à la fin du XVIIIe siècle. Détenteur de plusieurs diplômes d’études supérieures, Sylvain se passionne pour l’histoire de la terre de ses ancêtres. Aujourd’hui retraité, il a récemment travaillé avec le Musée de Charlevoix et Parcours Fil Rouge pour créer une série de balados généalogiques sur les familles de Charlevoix. Passeurs de mémoire, Parcours Fil Rouge et le Musée de Charlevoix vous invitent à écouter ces histoires; visitez https://www.passeursdememoire.com/territoire/charlevoix

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