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Angelo Tremblay, l’homme qui peint avec ses doigts

11 nov. 2021 3 minutes 536 vues

Angelo Tremblay, l’homme qui peint avec ses doigts

Angelo Tremblay est un original, il ne fait rien comme les autres. Sa démarche artistique est particulière en tant que peintre. Il ne vit pas de son art parce qu’il ne fait pas trop de compromis, il cherche toujours à expérimenter, à pousser plus loin sa recherche picturale.



Il a vu le jour aux Éboulements il y a 58 ans sur une ferme dans le rang Saint-Joseph où se trouve selon lui le plus beau point de vue de Charlevoix avec le village, L’Isle-aux-Coudres et le fleuve. Il a son premier contact avec le dessin à l’âge de 4 ans à la maternelle les deux mains dans la gouache. Il se met à dessiner partout et sans arrêt se dirigeant directement vers une vocation artistique. Au secondaire à Baie-Saint-Paul, il se souvient de son professeur d’arts plastiques, Rosaire Gravel qui a suscité beaucoup de vocations dans la région. Il se dirige ensuite au merveilleux Cégep de La Pocatière en arts plastiques. Il a beaucoup aimé ses années face à son village natal en raison de la liberté et la créativité qu’il y a retrouvées. C’était un bon étudiant apprécié de ses professeurs-res.



L’été, dans la cour de la maison familiale, il fréquente les Iacurto et Tex Lecor qui venaient y peindre le paysage, sauf le lundi, car c’était la journée du lavage étendu sur la corde à linge qui bloquait la vue.


À l’Université Laval en arts visuels, Angelo se lie d’amitié avec certains professeurs qui lui suggèrent certains travaux. Il fait même 1000 dessins dans un cours sur la spontanéité en arts. En 1984, il commence à travailler à la boutique Le Pot aux Roses de son village, il y restera plusieurs années. Parallèlement, il fait des expositions de ses œuvres à la salle municipale, à la Bouclée et dans différents autres endroits. Il fait aussi des symposiums de peinture à plusieurs endroits, dont La Pocatière, son alma mater.



Après une période à Québec, il revient aux Éboulements et il se lance dans une série d’expérimentation dans une recherche qui vise à faire évoluer l’art pictural. Il utilise les résidus de la lithographie pour créer, il développe une technique où il n’utilise que de cercles pour représenter des sujets. À l’ouverture du Casino de Charlevoix, il utilise cette technique unique pour représenter la maison de jeu avec les lettres CASINO. Il peint aussi de très grands formats, souvent du 4 pieds par 3 pieds et même plus grand. Il utilise même un format de 6 pieds sur 6 pieds en coin.



Angelo amorce un tournant majeur dans son art en retournant à l’enfance, car il beurrait avec de la gouache à la maternelle. Il commence à peindre avec ses mains et ses doigts. Il doit tout réapprendre, car l’absence de pinceau empêche de voir directement ce que l’on peint. Il n’a plus de spatule et il aura un des vêtements les plus maculés de peinture parce qu’il s’y essuie les doigts. Il dit que ça lui a pris des années à recommencer à dessiner comme un enfant. Dans sa vie, il a du peindre de 2 à 3000 tableaux et il a énormément développé la rapidité. Dans une seule journée, il peut peindre jusqu’à 7 tableaux terminés inspirés par exemple par les Grands Jardins. Sa technique continue d’évoluer, il peut même peindre avec ses manches de sarreau.



Il a un emploi à l’Université Laval mais a toujours une maison aux Éboulements. Il ambitionne actuellement de peindre des panneaux d’armoire pour une éventuelle exposition sur les panneaux de cuisine.


Angelo Tremblay n’est pas un artiste comme les autres, c’est un original. Son but est d’innover, d’essayer de nouvelles choses. Il est demeuré un étudiant universitaire en arts visuels et il semble avoir gardé un cœur d’enfant. Il se réclame de Jackson Pollock, un grand peintre américain qui a eu une influence déterminante sur l’art contemporain. Angelo Tremblay est un peintre à découvrir autant pour sa démarche que pour ses réalisations.


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