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Claude Asselin : un batailleur gentil

La Malbaie

Ven. 21 mai 2021 5 minutes

Claude Asselin : un batailleur gentil
Claude Asselin : un batailleur gentil
Dans la région de La Malbaie, beaucoup de gens ont en mémoire Claude Asselin même s'il a quitté pour Québec il y a déjà 30 ans. Il faisait partie d’un groupe de jeunes Malbéens qui étaient de sérieux adeptes des arts martiaux. D'entrée de jeu, Claude a tenu à rendre hommage à Georges-Yvan Gagnon, qui fut un temps directeur général de la MRC de Charlevoix-Est, mais qui a aussi quitté Charlevoix il y a quelques décennies. Ce dernier a eu une importance primordiale dans la vie de Claude, car il fut son premier mentor après qu'il eut commencé les arts martiaux à 14 ans. C'est justement après une prestation de Georges-Yvan à la polyvalente que Claude a su qu'il voulait devenir comme lui. Pris sous l'aile de son confrère malbéen, il a énormément appris avec lui sur les techniques de combat et la philosophie des arts martiaux. Il tient aussi à souligner deux autres personnes qui ont marqué son parcours dans Charlevoix soit Florient Martel et Martin Bouchard (fils de Gilbert). Avec le dernier, il a fait beaucoup de courses à pied.

[caption id="attachment_80869" align="alignnone" width="906"]Florient Martel et Claude Asselin Florient Martel et Claude Asselin[/caption]

Le père de Claude, Blaise Asselin était gardien de prison à La Malbaie et par la suite à Orsainville, sa mère se nommait Jeannette Harvey. Il avait un frère, Pierre qui est décédé et une soeur Louise qui habite à Charlesbourg. Ils habitaient derrière la prison près du cimetière. À la polyvalente, Claude a fréquenté l'école de métiers et a joué au hockey à l'aile gauche de peewee à junior (1 partie). Sa passion était cependant les arts martiaux et l'entraînement physique. Son modèle était Georges-Yvan Gagnon. À l'époque il n'a pas terminé son secondaire mais il est revenu par la suite pour obtenir son équivalence par défi personnel.

Même si parfois, dans le souvenir des Malbéens, Claude était considéré comme un batailleur, Claude dit qu'il n'a jamais aimé se battre. Mais après avoir subi une raclée à l'école, il s'est juré que ça ne se reproduirait plus. Et ce fut le cas.

[caption id="attachment_80867" align="alignnone" width="904"]ca4 Florient Martel et Claude Asselin[/caption]

Claude a fait une véritable carrière de portier de bar, il a occupé cette fonction dans de nombreux bars, d'abord dans Charlevoix et ensuite à Québec. Il s'agissait véritablement d'un métier spécialisé ou l'expérience joue un rôle capital. Dans Charlevoix, il a fait à peu près tous les bars de La Malbaie à l'époque comme l'Île aux Corneilles, le Bar à Jazz, le Castel de la mer et le Manoir Richelieu. Alors que le Gitan de Jean-Claude Tremblay était en forte compétition avec le Charlevoix d'Yvan Cech, il assurait une forme de protection pour le premier. En 1990, il est déménagé à Québec où il dit n'avoir rien appris de nouveau, ses mentors charlevoisiens ayant fait de lui un combattant et un portier très compétent. Les gens de ce milieu avaient tendance à se coller à lui pour apprendre un métier qu’on n’enseigne pas à l'école. Un avantage important est qu'il ne consommait ni drogue ni alcool sur son travail et il ne fréquentait pas les bars en état d'ébriété dans ses journées de congé. Il était toujours une personne qui s'entraînait au minimum 2 heures par jour dans le gyms. Avec 3 marathons et une vingtaine de demi-marathons à son actif, ce n’était pas seulement les arts martiaux qui l'intéressaient, il soulevait beaucoup de fontes également.

Voici une liste des bars où il a travaillé comme portier à Québec: il a gagné crédibilité dans le monde de la nuit à Québec.

-Palladium (10 ans)

-Beaugarte 7 ans

-Le Boudoir 7 ans

-Les Shakers

-L'autre zone

-Le Carol

Il a eu à intervenir face à des membres de gangs de rue, il s'est frotté à des armes à feu à une couple de reprises, mais son but était toujours de résoudre les situations sans violence mais quand c'était impossible, la plupart du temps, il prenait le contrôle en moins de 3 minutes.

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Aujourd'hui, il est père de 4 enfants: Jacob, David, Mélissa et Léonie qui n'a que 10 ans. Il agit comme agent de sécurité occasionnel dans le grand nord québécois pour accompagner des huissiers qui ont des mandats d'expulsion. Pendant 9 ans il a été responsable du rodéo de Charlevoix à Saint-Aimé des Lacs.  Claude Asselin se considère comme une personne gentille. Il n'est pas du genre à exhiber ses muscles pour intimider mais il sait très bien que s'il le faut, il peut intervenir très efficacement et professionnellement. À 64 ans, il est maintenant installé à Saint-Pacôme en face de Charlevoix d'où sa conjointe est originaire. Après plusieurs années de Méga Gym il en a un complet dans sa maison, il donne encore des cours de boxe mais n'a plus la passion de la sécurité dans les bars même si travailler la nuit ne l'a jamais dérangé. Il continue à courir beaucoup de kilomètres avec une ceinture de 52 livres et de lever des poids.  Dans son métier, il a toujours voulu être le premier et il a bien gagné sa vie. Il est devenu lui-même un mentor pour beaucoup de personnes et il a acquis une grande crédibilité à Québec. Il restera probablement toujours quelqu'un qui prendra soin de la santé de son corps, même s'il avoue qu'il a parfois exagéré en ce sens. Donc si votre souvenir de Claude Asselin est celui d'un batailleur, ce n'est pas tout à fait le cas ou c’est un batailleur gentil.

 

 

 

 

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