Saviez-vous que! | Les syndicalistes de Snigole | Première partie
Mer. 4 décembre 2024 1 minute
Par Christian Harvey
L’historien Roger Le Moine parlait de Mgr Eugène Lapointe et de Laure Gaudreault comme étant les « syndicalistes de Snigole ».
L’expression peut faire sourire mais n’en contient pas moins sa part de vérité. Il est en effet plutôt étonnant que deux figures marquantes dans l’histoire du syndicalisme québécois soient nées dans un secteur un peu reculé de l’actuelle Ville de Clermont.
Mais on peut sans doute ajouter qu’il faut bien naître quelque part et que la modestie de l’endroit où l’on naît peut bien nous inspirer pour tenter de sortir de quelques-uns de la « misère imméritée » comme disait l’encyclique Rerum Novarum.
Mais d’abord d’où vient ce nom ?
Il serait une déformation du mot anglais seagull, goéland, devenu snigole.
D’une manière large, il se rattache à tout un secteur de la ville de Clermont correspondant à trois « trous » comme on peut le constater en partie sur une carte datée de 1895 tirée de l’Atlas Duberger.
Le premier « trou » se situe dans les environs immédiats de la Ferme Grégoire Fortin (108, chemin des Lacs, Clermont).
Selon la géologue Catherine Guérard (2013), tout se secteur correspond à ce qu’elle nomme le Grand glissement de Clermont, une immense coulée d’environ 1 km carré qui se serait déroulée vers 1550 et formant ce « trou ».
Le deuxième « trou » correspond au secteur du Cran Martel et des Chutes à Pit où des villégiateurs se rendaient déjà au 19e siècle. Aujourd’hui, on y retrouve Saumon Rivière Malbaie et la camping Le Saumonier (25, chemin des Chutes, Clermont).
Le troisième « trou » nous mène le long de la rivière Snigole jusqu’à l’actuel Écocentre de MRC de Charlevoix-Est (119, chemin Snigole, Clermont).
C’est que naîtra la syndicaliste Laure Gaudreault en 1889.
À suivre.