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Secrets d’ici | Forge Riverin de La Malbaie | 4/33

Charlevoix

Jeu. 10 octobre 2024 2 minutes

Par Serge Gauthier et Christian Harvey

Forge 6 03 S
Forge 6 03 S

Actuellement bien discrète, la forge Riverin possède une belle histoire presque secrète !

Lorsque William Riverin (père) fait construire une forge au cœur du village de La Malbaie en 1840, le centre-ville de cette localité est encore bien jeune. Le métier de forgeron s’avère à ce moment très important, notamment pour la construction ou la réparation de roues de calèche. La clientèle ne manque donc pas à la forge Riverin. En hiver, les clients viennent y faire réparer leurs carrioles. Le forgeron répare aussi divers objets en fer d’usage courant.

Comme l’histoire du centre-ville de La Malbaie, celle de la forge Riverin est marquée par la présence de villégiateurs dès le 19e siècle. Ces derniers sont des clients fidèles de la forge durant plus de cent ans. En 1874, William Riverin (fils) ajoute un étage à la forge, puis l’année suivante, une autre section complète. Ce remarquable édifice possède un toit mansardé. Le forgeron avait besoin d’espace pour loger ses treize enfants et la forge est devenue un bâtiment habité.

Dans les années 1960, les automobiles font en sorte que les forges ont moins de clients ; on utilise moins voire plus du tout les calèches ou les carrioles. À cette époque, c’est le forgeron Gustave Riverin qui occupe les lieux et il se désole de voir son fils Louis s’occuper à fabriquer des oiseaux sculptés en fer soudé à l’étain. Pourtant, Louis Riverin connaît beaucoup de succès avec cette production. La grande réputation de ses œuvres sculptées lui permet même de poursuivre son travail de forgeron jusqu’en 2004, année de son décès. Grâce à l’appui de la famille Desmarais et de nombreux villégiateurs, il a connu une grande renommée et ses œuvres se sont vendues partout dans le monde.

En tout, quatre forgerons Riverin se sont succédé à la forge Riverin entre 1840 et 2004. Le bâtiment a ensuite été délaissé, jusqu’à ce que la Société d’histoire de Charlevoix la sauve de la destruction et s’en porte acquéreur en 2016.

La forge Riverin appartient aujourd’hui à un propriétaire privé qui poursuit sa rénovation.

Disponible à la boutique TOU&Cie, en ligne sur www.shistoirecharlevoix.com et librairie Baie-Saint-Paul.

Photo : Pierre Rochette

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