Nadia Lavoie Barbière mars 2024

Souvenirs

Chronique historique | Une photo une histoire

Charlevoix

Dim. 30 avril 2023 1 minute

Chronique historique | Une photo une histoire
Chronique historique | Une photo une histoire

La pharmacie du Dr Albert Angers sur la rue Saint-Étienne à La Malbaie


La Malbaie a pu compter depuis son origine sur plusieurs générations de médecins. L’un d’eux, le Dr Albert Angers, a pratiqué dans la localité pendant plus de 30 ans. Né à Québec (Paroisse Notre-Dame) le 18 septembre 1872, il est le fils d’Édouard Jérémie Angers, notaire, et de Marie Célina Vachon. Après des études classiques au Séminaire de Nicolet, il fait des études en médecine à l’Université Laval.


Albert Angers arrive à La Malbaie en 1921 où il occupera les fonctions de médecin et de coroner, celui chargé de faire enquête lors des morts jugées suspectes dans le district judiciaire de Saguenay. La Malbaie vient de perdre coup sur coup deux médecins : Louis Honoré Labrecque (mort en 1919) et Joseph-Édouard Cauchon (mort en 1921). Une place est libre.


Sur cette photographie datée de 1931, on voit le médecin dans sa pharmacie située au 160, rue Saint-Étienne à La Malbaie, dans un bâtiment connu pendant longtemps comme la « Maison Angers » construit en 1930 par Henri-Paul Couturier. À cette époque, plusieurs médecins vendaient directement les médicaments à leurs patients, une source de revenus complémentaires dans une période où la santé est encore presqu’exclusivement privée au Québec.


De son mariage avec Odulie LaRoche, Albert Angers aura 4 enfants. Un fils, le célèbre économiste François-Albert Angers (Gisèle LeMyre) professeur au HEC et, mentor, de Jacques Parizeau. Et trois filles : Irène (Philippe Tremblay), Marie-Thérèse (Pierre-Paul Lapointe) et Suzanne (Réal Lapierre). Albert Angers décède le 20 octobre 1954, à La Malbaie, à l’âge de 72 ans.


Cette photographie provient d’un album-photo cédé à la Société d’histoire de Charlevoix par son petit-fils, le sculpteur Pierre Yves Angers, auteur notamment de deux œuvres reconnues dans le paysage de la Ville de Montréal : Le malheureux magnifique et Les clochards célestes.


Par Christian Harvey
Historien | Société d’histoire de Charlevoix




Partager

Lien copié avec succès

Rouler dans le temps en exclusivité