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Souvenons-nous de : Gilles Banville

5 mars 2020 3 minutes 132 vues

Souvenons-nous de : Gilles Banville
Monsieur Gilles Banville est décédé l'an dernier, laissant dans le deuil son épouse France Bergeron et ses filles Josée, Dominique et Pascale.  Il a aussi laissé un souvenir impérissable dans l'esprit de nombreuses personnes.

Peu d'information est disponible sur la vie de cet homme qui eut une influence prépondérante sur le développement de Charlevoix-Est. C'est donc avec mes souvenirs personnels que je vais tenter de rappeler les différentes actions de cet homme qui était un bon vivant.

Il a d'abord travaillé chez Bell Canada. Lorsque la cablodistribution commence à se déployer dans Charlevoix, il fonde Télé-Cable Charlevoix avec monsieur Charles-Eugène Rochette aussi président de Roche et Associés. C'est à partir de cette entreprise qu'il bâtira ses implications très diversifiées. Dans les années 70, il est à l'origine de la création de TVC-VM avec Jean-Pierre Tremblay (père de Frédéric de la Micro-brasserie Charlevoix). En 1977, Réjean Tremblay prend la présidence et avec l'appui solide de Gilles Banville,  la petite station de Cap-a-l'Aigle devient une référence internationale en matière de télé locale. Il devient d'ailleurs président de TV5. Grâce à lui, en 1990 la rencontre internationale des télés locales au Manoir Richelieu sera diffusée en direct dans toute la francophonie.

Son implication est multiple. Il est à la tête du club de curling de Clermont au moment où il est incendié et il réussit à amasser les fonds pour sa reconstruction. C'est aussi un amateur de golf, pas très bon joueur, mais il aime beaucoup tout le côté social qui entoure ce sport. Dans les années 80, l'atmosphère était très festive et plusieurs grandes fêtes au Manoir Richelieu et ailleurs réunissent le milieu des affaires charlevoisien. M. Banville devient président de la Chambre de Commerce, entouré des Raymond Lajoie, Claude Léger, Jean Maltais, Martin Lévesque et autres. François, ex-DG du casino en est le directeur général et il défend son président bec et ongles quand il a maille à partir avec un fonctionnaire fédéral trop zélé.  Il est alors président du Comité d'aide au développement des collectivités qui couvre tout Charlevoix. L'embauche du premier directeur général (votre serviteur) donne lieu à un clash est-ouest entre Gilles Banville et Louis-Philippe Filion de Baie-Saint-Paul.

L'économie se concentre et Télé-Cable Charlevoix qui comptait comme co-propriétaire Jean-Louis Chouinard de La Pocatière est finalement vendu à Vidéotron. M. Banville s'est toujours impliqué pour l'hôpital de La Malbaie et la retraite lui donne davantage de temps pour s'en occuper. Il est de tous les combats, que ce soit le Cégep ou le Casino.

Ses dernières années de vie sont un peu difficiles parce qu'il est diminué physiquement, ce qui est très difficile à accepter pour cet homme très social et impliqué. Je l'ai vu pour la dernière fois en mai 2018, car il avait tenu à venir saluer la mémoire du frère de celui qu'il avait pris sous son aile, François Tremblay. Il avait beaucoup de facilité à entrer en contact avec la relève du développement pour qui son exemple était inspirant.

Charlevoix se souviendra de Gilles Banville, un homme de coeur et de développement, il a laissé sa marque dans de nombreux dossiers et sa bonne humeur restera proverbiale.

 
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