Josette McNicoll 4

Les vieilles familles de Charlevoix (suite et fin)

12 avr. 2022 5 minutes 815 vues

Les vieilles familles de Charlevoix (suite et fin)

Nous voilà au 3è volet des grandes familles de Charlevoix et probablement le dernier. Tous ces noms de familles ou presque on les retrouve aussi au Saguenay Lac-Saint-Jean car les 21 de Clermont et le groupe de Baie-Saint-Paul ont fait beaucoup de petits et la rivalité La Malbaie-Baie-Saint-Paul s'est transposée en celle du Saguenay et du Lac-Saint-Jean. Dans la deuxième moitié de 20è siècle, les noms de famille originaux se sont répartis un peu partout au Québec, notamment à Montréal. La presque totalité de mes grands oncles Harvey sont allés vivre dans la Métropole ou il y avait des emplois, notamment au port de Montréal. Certains, dans les années 30, sont partis en Abitibi. Les jeunes qui vont étudier à Québec depuis longtemps y trouvent souvent racine. Aujourd'hui, nous sommes toujours la source mais nos noms de famille se retrouvent partout. Il ne faut pas oublier que nous même les avons hérité d'abord de la France occidentale mais aussi de l'Écosse et de l'Irlande. Charlevoix, je ne comprends pas pourquoi, a moins été influencé par la culture autochtone et s'il y a du métissage ce n'est pas admis officiellement. Notre histoire est belle, nos familles sont travaillantes, vivantes et pérennes. Nous sommes Charlevoisiens même si nous sommes de nouveaux arrivants, ça se passe dans la tête et dans le coeur.


Les Cauchon : Hé oui au Moyen-âge ce nom de famille s’écrivait bien Cochon, mais dès le 17è siècle, à l’arrivée du premier du nom sur la Côte de Beaupré, le nom est modifié en Cauchon. Une branche de la famille était des Cauchon dit Lamothe. L’ancêtre fondateur en Amérique s’appelait Jean Cauchon et chose rare à l’époque il savait écrire. Aujourd’hui, on retrouve plus particulièrement les membres de la famille Cauchon dans Charlevoix-Est. Robert Cauchon et Martin Cauchon furent tous deux des politiciens nés à La Malbaie. Le premier fut maire de Valleyfield et le second a occupé plusieurs fonctions politiques et du mode des affaires.


Luc Cauchon, maire de Clermont

Les Filion : Est-ce que les Fil(l)ion de Charlevoix ont deux L ou un seul dans l’orthographe de leurs noms? Ceux et celles de Baie-Saint-Paul pratiquent le L unique. On retrouve le premier ans Charlevoix-Ouest en 1811. L’un des plus connus fut monsieur Louis-Philippe Filion. Il était très près de la congrégation des Petites Franciscaines de Marie et possédaient plusieurs terrains dans la ville de Baie-Saint-Paul. La ferme Filion qui portait son nom de de famille, située près du couvent des sœurs était géré sous sa supervision. Il était proche du parti libéral du Québec, particulièrement dans l’ère de monsieur Raymond Mailloux comme député de Charlevoix. Il opérait aussi un petit aéroport dans le bas de la baie utilisé entre autres par un de ses fils qui est pilote. Il y a aussi d’autres Fillion dans Charlevoix qui ont le double L. Ils originent probablement des mêmes ancêtres.


La ferme Filion, Baie-Saint-Paul

Les Gaudreault : Bien que je n’aie pas de lien de sang avec cette famille bien présente à Clermont, mon grand-père, Lucien Bouchard a épousé en seconde noce Gertrude Gaudreault avec qui ils ont eu 9 enfants s’ajoutant aux 5 du premier mariage. La branche de ma grand-mère sont des entrepreneurs qui ont beaucoup travaillé dans le nord du Québec. Mon grand-père a eu l’hôtel Gaudreault où est situé actuellement le Irving. Ils ont également possédé une compagnie d’aviation et des droits de pêche sur le grand Lac des Bouleaux. C’était donc une famille qui ressemblait un peu aux Filion de Baie-Saint-Paul dans la place qu’ils occupaient dans leur municipalité. Historiquement les familles Gauthier et Gaudreault sont de même origine, le second nom étant une dérivation du premier.


École Laure Gaudreault Clermont

Les Côté : Les quelque 52 000 Côté du Québec descendent en très grande majorité de Jean Côté et Anne Martin, 6e couple à se marier en Nouvelle-France. Anne Martin était apparentée à Abraham Martin qui a donné son nom aux Plaines d’Abraham. Si on feuillette l’annuaire de téléphone ou ce qu’il en reste, on voit qu’il y a beaucoup de Côté à Baie-Saint-Paul mais c’est un patronyme qu’on retrouve partout dans Charlevoix. C’est un ou des enfants de Jean Côté qui viendront s’installer à Baie-Saint-Paul alors que plusieurs autres iront vers d’autres destinations jusqu’aux abords de Montréal. La branche charlevoisienne va de Baie-Saint-Paul à Saint-Siméon dont un des maires se nommait Lucien Côté père du comptable Benoît Côté. On ne peut passer sous silence Marc-Yvan Côté, aujourd’hui citoyen de Baie-Saint-Paul.



Les Guay : Il y a 4 ancêtres Guay, le plus probable ancêtre de ceux de Charlevoix étaient là en 1673. Le prénom à éviter dans cette famille est probablement Guy car ça sonne un peu bizarre. En 1863 naissait un Philias Guay à Saint-Agnès, il est possiblement le fondateur de la ligné de l’arrière-pays. D’ailleurs sa femme était une Côté. Toujours est-il qu’il y a plusieurs Guay notamment dans le secteur de Notre-Dame-des-Monts mais comme les Côté on en retrouve un peu partout dans Charlevoix. Ils sont assez nombreux pour avoir une rue à leur nom à Baie-Saint-Paul.


Christine Guay

Les Maltais : Dominique Maltais est probablement la Charlevoisienne la plus connue de cette famille qui a déjà compté des députés et des maires dans ses rangs par le passé dont Auguste Maltais et Jules Maltais à La Malbaie. Les premiers Maltais sont à La Malbaie mais dès la génération suivante, le mur de Saint-Hilarion est brisé car Abel épouse Aurélie Fortin à Grande Baie au Saguenay créant la branche bleuetière de la famille. Et si on va plus loin dans le temps c’est à l’îles-aux-Coudres qu’on retrouve l’aïeul Pierre Maltais qui n’est pas le même que le directeur actuel du casino de Charlevoix.


Boris Malbaie maire de La Malbaie 1951-1958

Toutes ces familles démontrent que le peuplement de Charlevoix prend souvent sa source de 4 endroits : la Côte de Beaupré, l’Isle-aux-Coudres, Baie-Saint-Paul et La Malbaie. La Côte de Beaupré a ses propres grandes familles comme les Paré qu’on ne retrouve pas dans Charlevoix. J'accepte les suggestions si des familles ont été oublié et auraient souhaités être cités dans ses articles sans prétention socilogique ou historique.

Partager
Lien copié avec succès

RECRUTREMENT Groupe LEBEL