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Chroniques, Les Charlevoisiens au Saguenay, Souvenirs

Les Charlevoisiens au Saguenay | Les Couturier | 7/24

Charlevoix, Saguenay-Lac-St-Jean

Jeu. 22 février 2024 2 minutes

Par Sylvain Dufour

Charlevoisiens saguenay vedette Couturier 07 24
Charlevoisiens saguenay vedette Couturier 07 24

Né en 1793 à l’île aux Coudres, Ignace Couturier dit Sanschagrin, résident de La Malbaie et époux en deuxième noce de Marie Lapointe, a contribué financièrement à l’achat d’une part de la Société des Pinières du Saguenay par son « double beau-frère » Joseph Audet dit Lapointe. Ce dernier est marié à Théotiste Tremblay, sœur de la première épouse d’Ignace, Marie Tremblay. Au décès de Marie, Ignace marie la sœur de Joseph et redevient encore une fois son beau-frère. Ignace Couturier est un petit-fils de l’immigrant français André et de sa première épouse Catherine Savard — ses parents sont Jean Couturier et Rose Tremblay.

Un des frères de Joseph Lapointe, Abraham, était lui aussi détenteur d’une part dans la Société des Pinières du Saguenay. Ignace Couturier a été impliqué dans le développement du secteur de la Baie des Ha ! Ha !

Lors d’un séjour festif au Cap-à-l’Est, Ignace, ses amis Joseph Lapointe, Louis Villeneuve et Alexis Simard (tous trois associés dans les Pinières du Saguenay), et leurs femmes et enfants s’adonnent à la cueillette de bleuets. La récolte est excellente : plus d’une vingtaine de seaux. Pendant la nuit, un gros ours est venu se gaver dans les seaux de bleuets gardés près de leur cabane. Ayant réveillé tout le monde, l’ours a été abattu et dépecé pour nourrir les familles.

Au recensement de 1861, Ignace Couturier est de retour à La Malbaie. Il y meurt en février 1866 et sa femme en 1875. Son fils Cyrille est bien implanté dans le rang Nord-Est, avec trois terres supplémentaires dans les rangs Fraserville et Sainte-Julie. Quatre des filles d’Ignace se sont établies au Saguenay : Domithilde et Olympe ont marié les cousins Narcisse et Théodule Bergeron de La Malbaie et sont allées à Chicoutimi et Jonquière, respectivement. Céleste, seule de la famille née à Chicoutimi, y est demeuré pour se marier avec Ferdinand Renald, également natif de l’endroit. Finalement, Émilie Couturier et son mari Théophile Gagnon de La Malbaie déménagent à Chicoutimi. Devenue veuve, Émilie se remarie en 1872 à Chicoutimi avec Lupicin Bouchard, natif des Éboulements ; veuve de nouveau, elle va finir ses jours à Alma, chez une de ses filles.

Avec la collaboration de Sylvain Dufour.
De plus en plus à l’étroit dans Charlevoix, des familles prennent le chemin de l’exil pour améliorer leur sort. Le Saguenay était non seulement proche de Charlevoix physiquement mais aussi du point de vue des conditions climatiques et agricoles. Le Saguenay-Lac Saint-Jean devient donc une des premières grandes destinations des familles charlevoisiennes en quête d’un avenir meilleur.
Auteur de « La Malbaie, les premières années », Sylvain Dufour a grandi à La Malbaie au sein d’une famille qui y est venue à la fin du XVIIIe siècle. Détenteur de plusieurs diplômes d’études supérieures, Sylvain se passionne pour l’histoire de la terre de ses ancêtres. Aujourd’hui retraité, il a récemment travaillé avec le Musée de Charlevoix et Parcours Fil Rouge pour créer une série de balados généalogiques sur plusieurs familles de Charlevoix. Passeurs de mémoire, Parcours Fil Rouge et le Musée de Charlevoix vous invitent à écouter ces histoires; visitez
https://www.passeursdememoire.com/territoire/charlevoix

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