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André Tremblay est toujours charlevoisien après 46 ans d'exil.

27 mai 2021 6 minutes 261 vues

André Tremblay est toujours charlevoisien après 46 ans d'exil.

Des André Tremblay, il y en a beaucoup dans Charlevoix et encore plus si on ajoute le Saguenay Lac-Saint-Jean, il arrive même parfois que celui de La Malbaie et celui de Saint-Siméon se retrouvent sur la 12è avenue à La Pocatière le premier au 51 l'autre au 15 de ce large artère de cette ville. Ce fut assez pour mélanger le bureau de poste et faire en sorte que les deux Charlevoisiens se rencontrent et fraternisent. En plus, les deux étaient professeurs, un au primaire, l'autre au Cégep. Aujourd'hui, nous allons explorer la parcours d'André Tremblay de La Malbaie, fils de Lionel et Cécile Tremblay, cette dernière originaire de Chicoutimi. Il faut remonter 4 générations avant de trouver un lien fillial entre les parents d'André.

Lionel Tremblay travaillait pour la Banque Nationale du Canada à Chicoutimi, Rivière-du-Loup et enfin La Malbaie. Il a changé  de domaine pour devenir inspecteur en hygiène publique dans les fermes laitières et les dépotoirs. Chaque soir, il envoyait ses échantillons par train à Québec. La famille comptait 6 garçons, dont un décédé à 8 ans de la scarlatine. Il s'agit de Jean-Eudes, Marcel, Roger et Réal.

[caption id="attachment_80934" align="alignnone" width="853"]Maison familiale à La Malbaie Maison familiale à La Malbaie[/caption]

André a commencé sa scolarité à l'orphelinat de La Malbaie, en raison d'une opération aux amygdales à Chicoutimi, il a perdu son année scolaire qu'il a reprise l'année suivante à Marguerite d'Youville. Très tôt dans son parcours il a su qu'il voulait devenir professeur. Il fut particulièrement influencé par l'enseignant de 7è année, Gaetan Audet. Une conversation déterminante eu lieu dans un garage du sud-ouest qui a consolidé sa vocation. Il est donc allé au Cégep de Jonquière dans un programme de Sciences de l'Éducation, aujourd'hui disparu de la carte où plusieurs matières sont touchées au grand intérêt d'un jeune homme avide de connaissance. Il avait alors 18 ans et il s'arrangeait avec ses enseignants pour se libérer le lundi ou le vendredi pour descendre à La Malbaie pour faire de la suppléance à la polyvalente. Il a même eu dans un de ses cours, sa blonde alors âgée de 16 ans.

Il a touché au mérite une bourse du gouvernement pour aller passer un été au Seneca College de Toronto pour apprendre l'anglais. Il a adoré cette expérience et a constaté que la vision des méchants Anglais anti-quebécois qui avait cours dans ses années de l'élection du PQ, était nettement exagérée.

[caption id="attachment_80915" align="alignnone" width="163"]Journal Le Confident Journal Le Confident[/caption]

Pendant qu'il était à Toronto, il a reçu un appel de M. Caron le dg de la commission scolaire de La Pocatière qui lui offrait un emploi. Après son séjour ontarien, il s'est présenté sur place et on lui a donné une classe de 5è et 6è années à Saint-Roch des Aulnaies, ce fut la première de ses 36 ans d'enseignement sur la Côte du Sud face à  son pays natal. Il s'est beaucoup intéressé à l'introduction de l'informatique en enseignement et il a suivi des perfectionnements étoffés dans le domaine.

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Jusqu'en 2009 il a habité le bucolique village de Saint-Pacôme, mais la vue du fleuve lui a toujours un peu manquée. Il a enseigné à Saint-Roch pendant 9 ans, un an plus dans les terres à Sainte-Louise et plus de 20 ans à La Pocatière, une grosse école primaire de 625 élèves où le travail en équipe de niveau par les professeurs est possible.

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Il a vécu une séparation et un divorce difficile en 1999 et il a fait une demande de transfert à Rivière-du-Loup pour changer d'air. D'ailleurs son fils unique est responsable des communications pour cette ville.

André Tremblay a été un grand amateur de balle-molle. Dans Charlevoix, il a joué pour les Reds, les Expos et les Cubs. Cette dernière équipe était constituée d'un groupe de jeunes universitaires avec un jeu défensif et qui amenaient un côté sérieux et professionnel à cette ligue. Parmi les gens qui gravitaient autour de ce sport, André mentionne Ti-Marc Girard, généreux de son temps et son argent, Richard Guérin, Yvan Simard, Georges Dallaire et Christian Chabot. Il a même remporté une reconnaissance pour son implication à Québec remise en direct à la télévision par Claude Mercier de Tété-4.

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Le fils d'André ayant pratiqué le baseball, sport important à La Pocatière, il s'est impliqué au niveau de la ligue et comme coach pour les jeunes.

Il a démarré une ligue de balle-molle dans son nouveau patelin qui s'est transformée en balle donnée. Les quilles ont aussi fait partie des activités organisées par André Tremblay pour prendre du bon temps avec ses amis et collègues. Les clubs sociaux, Richelieu et Lions ont pu bénéficier de sa présence et de son engagement mais c'est surtout chez les Optimistes qu'il s'est impliqué occupant la présidence du club et ce pour différentes causes au profit de la jeunesse.

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En 1986, il aurait pu revenir à La Malbaie puisqu'un poste l'attendait, malheureusement pour des raisons familiales, ça ne s'est pas concrétisé. Au cours des ans, il a cotôyé des Charlevoisiens installé au Kamouraska comme Michel Harvey avec qui il a décrit les parties de quilles dans un média local. L'autre André Tremblay, Jacques Dufour et Guy Maltais sont d'autres originaires de Charlevoix qu'il rencontrait de temps à autre. Il se souvenait de Michel Harvey qui quittait l'école avant dîner pour aller animer son émission à CHGB, il faisait la même chose en fin d'après-midi et montait à Saint-Siméon sur le pouce.

Depuis 11 ans, il est en couple avec son premier amour du secondaire, ils se sont retrouvés étant disponibles chacun de leur côté. Les petits-enfants de sa conjointe qu'il considère comme les siens habitent à Shawinigan et en 2014, Sylvia de Saint-Siméon l'a convaincu de déménager là bas dans le secteur Grand-Mère. Au grand désespoir du pêcheur André, il y a beaucoup de lacs et rivières mais il n'y pas de truite. Juste des poissons plates comme de la perchaude. Il faut monter presque à La Tuque avant de voir les premières mouchetées. Qu'à cela ne tienne, celui qui voulait prendre sa retraite et se lancer en politique municipale à La Malbaie, lit avec régularité les nouvelles de Charlevoix et les publications de MonCharlevoix.net. Après 4 décennies d'exil, il se considère toujours comme un Charlevoisien, à preuve il viendra faire sont tour en juin pour revoir le fleuve, ses frères et ses vieux amis.

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