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Dominique Fournier a choisi Charlevoix et Port au Saumon

30 juil. 2021 6 minutes 141 vues

Dominique Fournier a choisi Charlevoix et Port au Saumon

Il arrive assez souvent que nos cousins et cousines développent un attachement particulier avec le pays d’origine de leurs parents et encore plus de leurs grands-parents. Chez les célébrités, Eugénie Bouchard aurait des origines éboulemantaises, Joel Denis visitait sa parenté à Pointe-au-Pic dans les années 50. Mon petit cousin, le comédien Jean Harvey nous rendait visite tous les étés et beaucoup d’autres comme ça.


Ce fut le cas de notre personnalité. Sa mère Micheline Dufour fait partie d’une famille de La Malbaie qui compte plusieurs sœurs. Elle a quitté jeune Charlevoix pour suivre son mari a Montréal dans le quartier Rosemont. Un gain a la loterie a permis a la famille d’améliorer son sort et de déménager à Boucherville où se trouvent plusieurs familles originaires de Charlevoix. C’est là que Dominique Fournier commence son parcours à l’âge de 2 ans dans un milieu favorisant le développement. Elle fait ses études secondaires à l’école privée dans la ville voisine de Varennes. Dominique est très sportive et elle pratique tous les sports qui sont à portée. Elle excelle surtout au basket-ball où elle performe à un niveau compétitif. Elle n’était pas délinquante, mais elle aimait bien avec ses amis recoller les bracelets coupés à la Ronde pour entrer gratuitement. Mais ce qui lui plaît le plus, c'est de venir au chalet de sa tante et marraine, Berthe Dufour Asselin, à Grand Fonds et de faire du ski. Elle a développé une passion pour le baseball en tant que fan de ce sport. Ainsi vers l'âge de 14 ans, elle partait de Boucherville en transport en commun pour se rendre au stade olympique pour voir jouer les Expos avec des billets à 1$ un peu loin de l'action. Après la 5è manche, les placiers les laissaient souvent se rapprocher.


Elle était une première de classe à son école et même si elle savait se défendre, elle a vu beaucoup d'intimidation à l'égard de certaines personnes des groupes enrichis. C'est pourquoi rendue au cégep, elle a voulu quitter la rive sud et ses collègues de Varennes et elle s'est inscrite au Cégep de Rosemont, d'abord en techniques de laboratoire, mais ce n'était pas du tout sa vocation. Elle rêvait déjà au monde des affaires et à démarré sa propre entreprise. Elle s'est inscrite en administration des affaires à l'UQAM et pendant ses études, elle travaille à la banque CIBC qui met à sa disposition un programme d'accompagnement. Elle étudiait, faisait 30 heures par semaine à la banque et travaillait à la piste de courses de chevaux de Blue Bonnets les fins de semaine comme préposée à l'accueil. C'est à cet endroit qu'elle a rencontré son conjoint qui était agent de sécurité. Elle est allée s'installer avec lui à Ville Saint-Laurent dans la maison des parents de son conjoint qui étaient décédés à très court intervalle. La voilà donc à demeure dans la grande ville au début d'une vie professionnelle qui s'annonce chargée.



Après le deuxième référendum, la compagnie CIL peinture décide de fermer toutes ses installations au Québec et le conjoint de Dominique a perdu son emploi alors que l'arrivée de 2 enfants demandait des revenus suffisants pour la famille. Il a obtenu un emploi chez Bridgetown à Joliette. Ce fut un peu la catastrophe pour Dominique qui s'imaginait cette ville très loin des grands centres et peu dynamique. Les années suivantes vont effacer cette première impression en 1999, il se sont installés dans cette ville et Dominique s'est spécialisée dans le conseil en ressources humaines. Au début, elle était à forfait avec 3 entreprises différentes dans le domaine de la métallurgie, domaine qui la fascinait. Comme il s'agissait d'un milieu d'hommes, elle faisait parfois face à des attitudes un peu machos et elle a dû faire sa place, ce qui allait bien avec sa forte personnalité qui ne s'en laissait pas imposer. Le 11 septembre 2001 a créé un crash dans le monde de la métallurgie et elle a vu ses contrats se terminer. Elle s'impliquait beaucoup dans les organismes de développement comme la Chambre de Commerce ce qui l'a amenée à réaliser son rêve de jeunesse d'être propriétaire de sa propre entreprise. En 2005, elle a acheté un gym pour femmes seulement affilié à la chaîne américaine CURVES. À peu près en même temps, elle a reçu un diagnostic de sclérose en plaques et heureusement elle n'a eu aucun épisode depuis 10 ans. Le gym était situé à Repentigny dans la même région que Joliette. Elle doit faire face aux réalités de l'entrepreneuriat avec un grand investissement en temps et les multiples tracasseries administratives. Elle avait su bien s'entourer et tout allait sur des des roulettes jusqu'à la concurrence coupe tellement les prix qu'elle ne pouvait plus arriver. Alors que ses tarifs étaient d'environ 75$ par mois, un nouveau gym de bas de gamme est arrivé avec un coût d'abonnement de 100$ par année. Au bout de 5 ans, elle a mis la clé dans la porte, prise avec un bail de 3500$ par mois. Découragée, elle a rencontré son locateur et après explications, il a pris le bail et l'a déchiré au grand soulagement de Dominique qui a beaucoup apprécié ce geste.


Pendant tout ce temps, ski de fond et raquettes sont toujours présents et en 1995, ils ont procédé à l'achat de leur propre chalet. Dominique est retourné dans le monde des ressources humaines différents contrats en RH donc une remplacement de congé de maternité, à son départ elle a reçu une énorme vague d'amour de ses collègues dont elle se souviendra toujours. Cela a mis un baume sur les moments difficiles qu'elle avait véçu et elle est définitivement de retour sur les rails du succès. C'est dans cet esprit qu'elle a vu dans l'Hebdo Charlevoisien, l'offre d'emploi de direction générale du Centre écologique de Port-au-Saumon, travailler dans Charlevoix, maintenant que ses 2 enfants sont grands et que son conjoint n’est pas très loin de la retraite, est envisageable et elle a obtenu le poste en 2019. Elle n'a pas eu beaucoup de temps avant que la COVID ne vienne tout bousculer. Pas de campeurs en 2020, elle en a profité pour faire quelques améliorations. Heureusement cet été, la vie a presque repris sont cours normal et les jeunes sont de retour pour des camps d'une semaine encadrés par 26 employés dont des moniteurs en astronomie, ornithologie et études des insectes et batraciens entre autres ce sont des camps scientifiques. Les jeunes viennent de Montréal, Québec et pas assez de Chalevoix (4) alors que ce serait très intéressant pour eux.



Dominique Fournier est heureuse de la reprise des activités, mais il a fallu travailler très fort pour y arriver. Le camp n'est ouvert au public avant le 7 août afin de leur permettre de marcher les sentiers par manque de personnel dû aux mesures COVID. Arrivée dans une période particulière, la nouvelle directrice générale voit l'avenir positivement, les visites aux Jardins aux 4 vents continuent d'apporter un apport financier au camp et le conseil d'administration est impliqué et motivé.


Dominique est l'exemple d'une personne marquée par sa famille charlevoisienne d'une empreinte assez forte pour lui donner le goût de vivre et de travailler dans Charlevoix, du moins une bonne partie de l'année. Lors de l'ouverture au public, allez y faire un tour et si vous croisez Dominique, faites-lui un brin de jasette, son beau sourire est contagieux.



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