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Jean Bergeron, grand bâtisseur au propre et au figuré

15 mars 2022 3 minutes 1256 vues

Jean Bergeron, grand bâtisseur au propre et au figuré

Il y a quelques semaines nous quittait un homme qui a joué un rôle important dans le développement de Charlevoix dans plusieurs domaines. Il a été un des fondateurs principaux du Mont Grand Fonds, il a été aubergiste et il a occupé un poste gouvernemental stratégique pour le développement des entreprises et des individus.

C’est dans les années que cet amateur précoce de ski alpin développe un petit centre dans les environs de l’école du Plateau alors inexistant. Il fallait s’accrocher solidement à une corde pour remonter la pente et beaucoup de jeunes de La Malbaie et des environs ont profité de ce terrain de jeu hivernal.


Le Club Lions La Malbaie Clermont Pointe-au-Pic en est à ses premières années et on peut dire qu’il réunit l’élite des hommes (pas de femmes) d’affaires de ces municipalités. Jean Bergeron convainc le club de s’impliquer dans le développement du ski alpin et c’est le Mont Grand Fonds qui est visé. Après plusieurs visites sur les lieux, on commence à défricher la montagne et à aménager des pistes. C’est Jean Bergeron et le Club Lions qui ont donné l’impulsion et plus de 50 ans plus tard avec quelques péripéties, le centre est plus populaire que jamais. Jean Bergeron avait de la vision et ses confrères Lions l’ont suivi dans ce projet qui est devenu le moteur hivernal du tourisme familial.


Au tournant des années 80, c’est l’arrivée des auberges dans le paysage touristique. Jean Bergeron et son épouse Claire Bhérer et leurs 5 enfants habitent une grande maison d’Américains au faîte de la Côte Saint-Antoine à Pointe-au-Pic (même s’ils paient leurs taxes à La Malbaie).Elle est suffisamment vaste pour y aménager des chambres d’hôte et une salle à manger qui connaîtra une grande renommée. C’est Claire Bhérer qui est au fourneau et qui régale les convives du restaurant. La famille met la main à la pâte et lentement les enfants quittent le nid pour faire des études à l’extérieur. C’est Pierre le dernier de la famille qui s’est plus impliqué au sein de l’auberge.


Parallèlement, monsieur Bergeron a un emploi de fonctionnaire pour le gouvernement au sein du bureau de l’assurance chômage comme on disait à l’époque. C’était le temps où on faisait ses timbres, 10 semaines d’ouvrage pour 42 semaines de chômage. Au fil du temps, monsieur Bergeron devient le grand patron et la philosophie gouvernementale commence à changer. On met plus de pression sur les prestataires pour qu’ils fassent des recherches d’emploi. Il y a des programmes Canada au travail, Article 25 et autres qui permettent à des jeunes d’intégrer le marché du travail. Vers la fin de sa carrière, Jean Bergeron a vu ses activités passer au gouvernement provincial.


Malheureusement, il a le malheur de perdre son épouse, mais aussi François, un brillant ingénieur, qui n’était âgée que d’une cinquantaine d’années. Heureusement ses 4 autres enfants ont veillé sur lui jusqu’à son décès. Il a déménagé dans une belle maison canadienne à Cap-à-`l’Aigle où il habitait seul jusqu’à l’âge de 91 ans. C’était un homme autonome, mais la perte de son permis de conduire l’avait affecté. Il adorait se rendre chez Chantal en été pour prendre un café et jaser avec les gens. D’une très grande lucidité et possédant une très grande culture jusqu’à son décès, Monsieur Bergeron était un homme d’une grande intelligence. On se souviendra de lui comme un bâtisseur discret, analytique et stratégique et un grand leader à sa façon.

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