LA VUE no. 1

André Simard; le ski qui ouvre des portes

28 janv. 2021 5 minutes 485 vues

André Simard; le ski qui ouvre des portes

La base aérienne de Bagotville et ses activités aériennes ont rythmé les premières années de vie d’André Simard. Sa famille qui compte 5 enfants (4 garçons, une fille) habite tout près des installations militaires. Sa mère est enseignante et son père est responsable de l’entretien ménager d’une commission scolaire. Il étudie à Port Alfred, d’abord au Collège Saint-Édouard et ensuite à l’Académie Saint-Alphonse.

André est un grand sportif, il joue au handball jusqu’au niveau universitaire. Il pratique aussi le golf et le baseball. Son sport de prédilection est le ski, qu’il pratique au mont Bélu à La Baie. Appelé à commenter l’envergure de la montagne, il l’évalue à la moitié du Mont Grand Fonds, ce qui constitue une bonne base pour apprendre à dévaler les pentes. Quand il n’est pas dans la montagne ou sur les allées de golf, il étudie en sciences humaines avec math (important pour sa mère) et il fait un bac en géographie ainsi qu’un certificat en administration à l’Université du Québec à Chicoutimi. À la fin de ses études, grâce à M. Abraham, très connu au Saguenay, il part travailler dans un club de golf en Floride comme caddie dans le  but d’apprendre l’anglais. Comme beaucoup de joueurs de ce terrain sont québécois, l’immersion linguistique n’est pas totale.

De retour au Saguenay, il entre au service de Ville La Baie au sein de la division Loisirs et Parcs pour plusieurs années et obtient le poste de  gestionnaire du Mont Bélu. Pendant 6 ans, il dirige les opérations de cette station qui compte 12 pistes et 2 remontés.

On lui propose par la suite, un immense défi à ses yeux, celui de directeur général du Mont Édouard à l’Anse Saint-Jean afin de donner vie à ce nouveau centre de ski de bonne envergure. Construction du chalet, installation des remontées et autres travaux l’occupent pendant deux ans.

Il se marie et un garçon voit le jour c’est alors que la famille déménage plus en amont sur la rivière Saguenay. Comme Clara, son épouse, est originaire de ce beau village, l’intégration se déroule bien.

Un autre défi s’offre à lui et c’est ainsi qu’il se retrouve dans Charlevoix : des travaux similaires débutent au Massif de Petite-Rivière-Saint-François. En 1991-92, on est en pleine campagne de levée de fonds pour la construction du remonte-pente et l’édification du chalet de la base de la montagne. André est alors nommé directeur d’exploitation jusqu’en 1996.

[caption id="attachment_78435" align="alignnone" width="300"]Photo Radio Canada Photo Radio Canada[/caption]

Par la suite, il a besoin d’un peu d’air et quitte le Massif pour le Mont Galix à Sept-Îles, un intermède qui fut de courte durée puisqu’on le retrouve très rapidement comme directeur général du Mont Grand Fonds, à l’époque propriété de Louis Dufour. La station connaît des difficultés, les relations de travail sont difficiles après le passage de Raymond Malenfant. Il l’opère pendant 7 ans, sous la gouverne de la MRC, puis de la Ville de La Malbaie. Il effectue alors un redressement des activités qui présideront à la renaissance de la station qui gagne ses lettres de noblesse. Il aura la possibilité de siéger à l’Association des centres de ski du Québec pendant quelques années.

Il était temps pour lui de passer à autre chose. Sa carrière dans le domaine du ski lui a permis de côtoyer le monde du développement économique et il a pu en saisir les principaux éléments. En remplacement de Mario Leblanc, il devient directeur général du CLD de la MRC de Charlevoix. Baie-Saint-Paul est en pleine effervescence en 2003. On est au cœur de la saga de l’enfouissement des fils sur la rue Saint-Jean-Baptiste, un dossier qu'André a à coeur. Il s’est occupé de la mobilisation du milieu économique pour que le projet puisse se réaliser. Le dossier de l’agroalimentaire est une fierté pour lui, ce secteur étant devenu un atout majeur de Charlevoix. Il assiste aussi à l’expansion de Simard Suspensions devenu une entreprise des ligues majeures, présente à l’international. Il cite aussi les Moulins de l’île-aux-Coudres parmi ses bons coups. Il s’entendait bien avec son homologue de l’est, Guy Néron, malgré quelques accrochages de bonne guerre en développement économique.

[caption id="attachment_78434" align="alignnone" width="911"]Charlevoix reconnaît 2015. Photo Chambre de Commerce de Charlevoix Charlevoix reconnaît 2015. Photo Chambre de Commerce de Charlevoix[/caption]

Arrive la période de l’austérité. Les CLD qui étaient un modèle performant et efficace de développement économique passe au couperet alors qu’ils sont amputés de 50% de leur budget de fonctionnement. Tout comme la plupart de ses collègues de la province, il se voit contraint de quitter son poste de directeur général. Qu’à cela ne tienne, il est maintenant grand-père d’une petite-fille de 4 ans et demi qu’il initie déjà au ski. Lui et son épouse ont démarré une petite entreprise d’entretien ménager qui est tellement sollicitée, qu’il doit refuser des contrats. En développeur, il lance un appel aux personnes qui voudraient aller de l’avant dans ce domaine, car il y a beaucoup de travail. Pour sa part, il ne veut pas grossir, ne voulant pas se lancer dans des opérations de gestion trop complexes.

Il y a un an et demi, la vie lui a envoyé un événement de santé. On lui a découvert une tumeur cancéreuse sur un rein. Heureusement, la maladie a été prise à temps et le 17 juin 2019, il était opéré. Il s’est très bien rétabli et la vie a repris son cours normal. Il est fier de conclure en disant que sa petite-fille constitue la 5è génération de skieurs dans la famille Simard.

 

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Émilie Foster Vacances de la Construction