Chroniques, Souvenirs, Le temps d'une paix
Le Temps d’une Paix | Siméon Desrosiers | Personnage | 28/52
Lun. 29 juin 2026 2 minutes
Par Christian Harvey
Le téléroman Le Temps d’une paix a été diffusé à Radio-Canada de 1980 à 1986 (135 épisodes). Cette semaine regardons un personnage, Siméon Desrosiers.
Cela peut paraître surprenant même pour le mordu du Temps d’une paix : le personnage de Siméon Desrosiers apparaît pour la première fois au petit écran en décembre 1982 lors de la troisième saison du Temps d’une paix.
Selon le réalisateur Yvon Trudel, ce personnage découle de sa découverte d’un moulin à scie situé dans le rang Saint-Pierre, à Saint-Irénée, au cours du tournage de la deuxième saison dans Charlevoix. Il transmet à l’auteur de la série, Pierre Gauvreau, son enthousiasme. Un beau jour, Trudel reçoit les textes pour la saison et, surprise, un nouveau personnage fait son appariiton : Siméon Desrosiers.
Ce rôle est campé avec brio par l’acteur Paul Hébert. Né à Thetford Mines en 1924, homme de théâtre reconnu, fondateur de plusieurs compagnies, il va également jouer des rôles à la télévision dans Rue de l’Anse, Sous le signe du lion ou Les belles histoires des pays d’en haut où il incarne le « beau Jimmy ». Hébert décède en 2017.
Siméon Desrosiers est marié avec Marie-Rose Desrosiers (Denise Proulx), organiste à l’église paroissiale, et le couple vit avec leur fille Marie-des-Neiges (Marie-Josée Caya).
Au cours de la troisième saison, Lionel St-Cyr, le fils de Rose-Anna, avait fait la connaissance de Noëlla Leclerc dans une maison close de Québec. Il l’installe finalement dans la famille de Siméon Desrosiers. Yvon Lavoie (Paul Dion), le fils de Joseph-Arthur, travaille alors au moulin à scie de Siméon Desrosiers et tombe en amour avec sa fille. Lors du dernier épisode de la saison, on assiste au mariage en double d’Yvon Lavoie avec Marie-des-Neiges Desrosiers et celui de Lionel St-Cyr avec Noëlla Leclerc.
Cette saison est surtout le début des rivalités politiques entre Siméon Desrosiers, le « bleu » (conservateur), et Joseph-Arthur Lavoie, le « rouge » (libéral). Lors de l’élection de 1921, Desrosiers appuie le conservateur Louis Gonzague du Belley qui se présente contre le libéral Pierre-François Casgrain dans la circonscription de Charlevoix-Montmorency. Il subit une cuisante défaite. Mais ce n’est que partie remise pour les deux organisateurs politiques qui vont encore en découdre…
Personnage coloré, Siméon Desrosiers est l’occasion pour Pierre Gauvreau de rappeler les rivalités politiques de cette époque, du patronage associé par exemple à l’obtention de bureaux de poste suivant la couleur du parti politique au pouvoir.