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Secrets d’ici | Chapelle Port-au-Persil

Charlevoix, Port-au-Persil

Jeu. 2 janvier 2025 1 minute

Par Serge Gauthier et Christian Harvey

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Photo : Pierre Rochette
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La chapelle de Port-au-Persil

Le nom de Port-au-Persil provient du navigateur français Samuel de Champlain qui, en 1626, a trouvé du persil de mer dans le secteur.

Au début du 19e siècle, des Écossais, à la suite du patriarche Neil McLaren, s’installent dans le secteur ; ils cultivent la terre et s’occupent aussi du commerce du bois. Leur établissement paraît un peu secret, méconnu par l’histoire. Ces gens d’origine écossaise ne pratiquent pas la religion catholique, alors très majoritaire dans la région de Charlevoix. Ils sont ainsi isolés en raison de leurs croyances et ne sont pas en mesure de se rattacher à une communauté protestante, étant donné qu’ils sont peu nombreux.

Certains résidents d’origine écossaise de Port-au-Persil se marient toutefois avec des catholiques, comme c’est le cas de John McLaren, fils de Neil McLaren, qui épouse une fille de la paroisse nommée Mathilde Simard. Ces Écossais demeurent toutefois attachés à leur foi et la conservent au fil des ans.

C’est en 1902 que John McLaren, un juge de paix, fils de David McLaren, cède un terrain à Port-au-Persil à une communauté presbytérienne. La chapelle que nous connaissons aujourd’hui est érigée peu de temps après. Un pasteur dessert cette petite communauté presbytérienne (une confession protestante) ; il se nomme Samuel Bourgoin.

Il épouse Marie Louisa Évangéline McLaren, fille de Thomas McLaren, en 1906, dans la chapelle de Port-au-Persil. Toutefois, ce pasteur presbytérien, français d’origine, est appelé sous les drapeaux et il meurt au cours de la Première Guerre mondiale (1914-1918). Une pierre tombale rappelle son souvenir et elle est placée dans le petit charnier érigé près de la chapelle qui accueille les membres défunts de la communauté. Aujourd’hui, la chapelle de Port-au-Persil est ouverte à toutes les confessions religieuses.

Le site est majestueux. Toute modeste, cette petite chapelle centenaire est un lieu d’histoire charmant où il est possible de s’arrêter pour se recueillir en admirant la beauté du fleuve qui se trouve juste devant.


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