La relève d’ici | Philippe Asselin, Café chez Nous
Mar. 7 octobre 2025 3 minutes
Par André Magny
Crédit : André Magny
Ça roule pour le Café Chez nous !
Le Café Chez nous fait partie du paysage de La Malbaie depuis 22 ans. À moins de trois ans de son 25e anniversaire, une nouvelle génération est en train de se mettre en branle chez les Asselin pour accéder à la barre de l’établissement de la rue Richelieu.
Serait-ce la célèbre chanson de Jean-Pierre Ferland qui aurait influencé Marc Asselin à nommer son café Chez nous à son retour de San Diego ? On peut le supposer.
Si l’étape du quart de siècle risque d’être soulignée de façon éloquente le moment venu, le paternel est en train assurément de passer le flambeau à son fils Philippe
« C’est moi qui m’occupe de la gestion au jour le jour du Café, et ce depuis presque un an », explique-t-il. Ancien rouliplanchiste de haut niveau, ayant participé à des compétitions internationales de 14 à 24 ans, il a choisi de réorienter sa carrière vers l’entreprise familiale. « J’étais serveur, j’étais en cuisine. Je suis dans ce domaine-là. Sinon, je suis quelqu’un d’affaires. J’aime ça, les gens, le domaine. Je m’intéresse, j’aime la cuisine », confie celui qui a aussi un bac en sciences de la consommation de l’Université Laval.
Avec 18 employés, dont 14 à temps plein, le café reste un employeur important à La Malbaie. « On a quelqu’un à 5 h le matin, qui vient faire la coupe dans la cuisine. On fait tout maison. Nos pâtisseries, nos saucisses, nos pâtes et pâtés à la viande, tout est fait maison », précise M. Asselin. L’organisation du travail repose sur une équipe soudée : « À chaque jour, on est cinq en arrière, quatre en avant, deux en administration. »
Crédit : André Magny
Une offre unique
Si le Café Chez nous s’est taillé une solide réputation, c’est en grande partie grâce à son offre distinctive. « On est pas mal les seuls à avoir une machine à pâtes qui produit des pâtes fraîches à La Malbaie. On essaie d’être le plus local possible, de produire nous-mêmes, de donner de la job ici au lieu d’acheter ailleurs », explique-t-il.
Les œufs à la bénédictine demeurent un must pour Philippe Asselin : « Le secret, c’est la sauce », glisse-t-il en souriant. L’établissement sort deux menus par année, adaptés aux saisons et à la clientèle, qui est plus locale l’hiver, plus touristique à partir de juin.
Outre le restaurant, le café développe son service traiteur et ses boîtes à lunch. Une boutique attenante permet aussi de valoriser des produits du terroir et des collaborations avec d’autres artisans de Charlevoix. « Comme là, on vend nos pâtes fraîches chez Confit. On collabore aussi avec Amélie Bergeron de la Marmite. Le but, c’est d’attirer plus de gens ensemble dans le secteur. »
M. Asselin insiste sur une valeur transmise par son père : prendre soin de la clientèle. « On est une place à déjeuner. Le but, c’est d’attirer les gens le matin. C’est aussi important de garder le lien avec les locaux. L’hiver est plus long que l’été ! »
L’entreprise mise aussi sur l’identité de marque : un nouveau logo, un design renouvelé et bientôt une gamme de produits dérivés (casquettes, verres, cotons) réalisés avec l’artiste Charlotte Liguori. « Ça va être pour créer une identité de marque, pour que les gens aient un sentiment d’appartenance », explique-t-il.
En reprenant graduellement la barre, M. Asselin veut respecter l’héritage tout en apportant sa touche. « J’ai carte blanche jusqu’à preuve du contraire, mais il faut que ça fasse du sens, que les résultats soient bons. »