Le Festif!, pas encore 12 mois à attendre!
Mer. 23 juillet 2025 2 minutes
Par André Magny
Crédit : André Magny
Pas encore 12 mois à attendre !
Le rideau vient à peine de se refermer sur les différentes scènes de la 16e édition du Festif! de Baie-St-Paul, qu’on commence déjà à compter le nombre de dodos qui nous sépare d’un événement culturel à échelle tellement humaine, célébrant à la fois la culture d’ici et d’ailleurs, tout en respectant la nature et la communauté Charlevoisienne.
Joe Grass, artiste folk de Moncton au Nouveau-Brunswick, mais installé maintenant à Montréal, avait donné une tendre et jolie poussée à la dernière journée du Festif!, à l’heure où on sonne les matines. Malgré le temps incertain, à 4 h 30 ou presque, l’auteur de l’album Falcon’s Heart a fait voyager les matinaux de la culture dans son univers avec la complicité de Morgan Moore à la basse et de Robbie Kuster la batterie.
Celui qui a coréalisé l’album d’Elisapie, The Ballad of the Runaway Girl, lauréat d’un prix Polaris et Juno, et a réalisé son nouvel album, Inuktitut, qui a reçu le Félix pour les arrangements et la réalisation à l’Adisq, l’an dernier, était visiblement heureux de sa participation à Baie-Saint-Paul. Tout comme les nombreux spectateurs envoûtés par l’aurore et la musique de Joe Grass.
Crédit : André Magny
Un festival inoubliable
Si la programmation de la dernière journée s’est poursuivie loin des nuages sombres du début de la matinée, il fallait repasser en fin d’après-midi pour voir les mines réjouies de ceux et celles qui s’étaient investies dans la réussite de l’événement ou les derniers festivaliers qui profitaient des derniers instants du P’tit parvis pour siroter une bière.
Tout au long du Festif!, les organisateurs ont valorisé l'engagement de ses festivaliers, en les considérant comme des acteurs clés de l'événement, que ce soit comme bénévole ou comme des acteurs-clés du respect de l’environnement. Ils étaient invités à utiliser les îlots de tri, à opter pour une bouteille d’eau réutilisable, à jeter ses mégots dans les boîtes prévues à cet effet ou à assister aux ateliers présentés par Recyc-Québec au Kiosque de développement durable. Ce ne sont là que quelques exemples de comportements, qui étaient fortement encouragés. À noter que le festival travaille en collaboration avec la région de la Biosphère de Charlevoix pour promouvoir des pratiques durables.
Résultat, les détritus étaient fort peu nombreux, y compris dans les zones destinées au camping en plein centre-ville, comme celle commanditée par SAIL.
Crédit : André Magny
Une Zone Réconfort
La Zone Réconfort, mise en place par plusieurs organismes de Charlevoix a offert également un espace sécuritaire et de soutien aux festivaliers qui pouvaient en avoir besoin, que ce soit pour des problèmes de santé mentale, de consommation d'alcool ou de drogues, ou pour tout autre situation nécessitant un soutien.
Dans cette ambiance conviviale où se mêlent festivaliers et ceux qui descendent la rivière du Gouffre en gros tubes, le Festif! a certainement réussi son pari de faire cohabiter pendant trois jours festivaliers venus de partout et gens de Baie-Saint-Paul.