Il y a 37 ans… | L’élection Canadienne de 1988
Lun. 17 novembre 2025 1 minute
Par Christian Harvey
Il y a 37 ans
L’élection canadienne de 1988
Le 21 novembre 1988, il y a 37 ans, se tient une élection fédérale.
Cette journée du 21 novembre 1988, le candidat à titre de Premier ministre du Canada et de député de la circonscription de Charlevoix, Brian Mulroney, fait deux escales principales dans le Charlevoix traditionnel ― à Baie-Saint-Paul (école Rodolphe-Forget) et à La Malbaie (école Félix-Antoine-Savard) ―, avant de finir la journée à l’aréna de Baie-Comeau. Dans ses Mémoires, il se souvient de cette journée mémorable :
Notre autocar avait quitté Québec pour se diriger vers Baie-Comeau en suivant la vieille route 15 que mon père avait l’habitude d’emprunter. Le jour était éclatant — frais et ensoleillé — lorsque nous avons traversé Baie-Saint-Paul et, puis ce splendide trajet — l’un des plus beaux au Canada — qui va de La Malbaie à Tadoussac. L’humeur était joyeuse et confiante. La campagne avait été brutale et difficile, mais nous allions gagner. Ici, et à l’échelle de tout le pays. À chacun des huit arrêts que nous avons faits ce jour-là, ce fut des nouvelles démonstrations d’affection qui gagnaient chaque fois en intensité. J’allais obtenir 80 % des voix dans ma circonscription de Charlevoix, une expérience remarquable et qui me rendit très humble, un cadeau offert par des gens ordinaires, des travailleurs de la Côte-Nord, qui peut-être s’identifiaient à moi et à ma candidature, parce que j’étais vraiment un des leurs, issu des mêmes racines, du même foyer, du même lieu.
La victoire de Brian Mulroney est effectivement éclatante : 33 730 voix, ce qui représente 80 % des suffrages des électeurs du comté. Martin Cauchon, du PLC, se retrouve à près de 28 000 voix (27 736) derrière son rival. Suivent Kenneth Choquette (NPD) avec 1819 voix et François « Yo » Gourd (Parti Rhinocéros) avec 600 voix.
Sur le plan national, son parti remporte 169 sièges, contre 83 pour le PLC et 43 pour le NPD. Son gouvernement jouit donc d’une bonne position pour mener à terme ses politiques.