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Personnalités du jour | Manuel Guérette
Mar. 2 juillet 2024 2 minutes
Par André Magny
Le Barbier de La Malbaie
Écrivain, comédien, peintre et coiffeur, Manuel Guérette pourrait être l’un des personnages inventés par le célèbre Beaumarchais dans Le Barbier de Séville ou Les noces de Figaro. Rencontre avec un artiste charlevoisien, pour qui l’expression « tenir salon » n’aura jamais pris autant tout son sens.
Originaire de St-Irénée, artiste multidisciplinaire et coiffeur de métier depuis 40 ans, au moment de l’entrevue, Manuel Guérette était en train de répéter pour la 15e pièce qu’il a écrite, Le dernier train, sorte de thriller policier à la Agatha Christie, qui a été joué à Québec, au Petit théâtre, à la mi-mai. Le comédien est aussi directeur du théâtre Parce que, qui existe depuis plus de 15 ans et qui est membre de la Fédération québécoise du théâtre amateur (FQTA). Une troupe de théâtre où tout le monde met la main à la pâte, que ce soit pour les costumes ou les décors.
« Au théâtre, il y a une véritable relation interpersonnelle, explique l’auteur. Que ce soit un drame ou une comédie, tout passe par le texte, mais aussi par la mise en scène, les décors… ». En cela, ce lien avec l’autre, Manuel Guérette le retrouve aussi au salon de coiffure où il travaille à Québec. C’est un peu un microcosme de la société. « La proximité physique est importante dans un salon. C’est intime. On rentre dans la bulle de quelqu’un. Parfois, pour certaines personnes, on est les seuls à les toucher. » Outre l’enseignement de la coiffure, celle-ci lui aura aussi permis de voyager puisqu’il a été représentant pour divers manufacturiers de produits de coiffure dans plusieurs pays.
Photo: gracieuseté de Manuel Guérette
Crédit photo: gracieuseté de Manuel Guérette
Crédit photo: gracieuseté de Manuel Guérette
Présent au Salon du livre de Québec
Cette source d’inspiration de l’univers de la coiffure, il s’en est servi dans deux de ses romans, Sensation Coiffure 1 et 2 parus aux Éditions Charlevoix en 2019 et 2020. Plus récemment, cependant, pour sa deuxième participation au Salon du livre de Québec, il s’est présenté ce printemps avec d’autres titres comme Les Chaldéennes et H EMI PSHERE paru à la fin de 2022.
Toujours fidèle aux Éditions Charlevoix, une composante de la Société d’histoire de Charlevoix, le Charlevoisien explore dans ce roman le besoin pour le personnage principal, Pénélope Poitras, de se retrouver intérieurement, afin d’y voir plus clair à travers tous ses réseaux de rencontres où s’y mêlent vérité et mensonge.
Crédit photo: gracieuseté de Manuel Guérette
Encore St-Irénée
Si à l’époque de son enfance et de son adolescence, « mon monde artistique se passait dans ma tête », la vie a fait en sorte de ramener Manuel Guérette vers les paysages de sa jeunesse.
Passant environ trois semaines sur quatre dans la municipalité du Domaine Forget, l’écrivain y a maintenant installé son atelier. « La peinture prend de plus en plus de place dans ma vie. » Une peinture où la couleur explose dans certains tableaux. Il caresse d’ailleurs un projet pour ses 60 ans : lors d’une exposition, réunir tableaux et écriture, afin que les deux médiums artistiques créent des ponts entre eux.
Et si le cœur vous en dit, touchez-lui un mot cet été de ses romans, ses pièces de théâtre ou ses peintures au restaurant Chez Truchon. Le Barbier de La Malbaie y sera également serveur !