Secrets d’ici | L’église de Pointe-au-Pic | 17/28
Sam. 25 octobre 2025 1 minute
Par Serge Gauthier et Christian Harvey
L’église de Pointe-au-Pic
Construite en 1917, dévouée au Sacré-Cœur de Jésus et dotée d’une statue le symbolisant sur son fronton, l’église de Pointe-au-Pic étonne et surprend les visiteurs.
Les plans de l’église ont été réalisés par le célèbre architecte Joseph-Pierre Ouellet, né à Saint-Fidèle dans Charlevoix. En 1936, Ouellet parachève la décoration intérieure du temple avec une voûte arrondie évoquant le style gothique. Cette voûte se poursuit jusqu’au niveau du chœur et adopte la forme d’un demi-cercle surmonté d’une colombe au-dessus de l’autel central.
Réalisés par la firme John Patrick O’Shea de Québec, les vitraux de cette église sont vraiment magnifiques. Ils possèdent une grande qualité artistique.
Notons le vitrail rappelant la mémoire du lieutenant Rodolphe Lemieux, inauguré le 7 août 1921. Trois vitraux évoquent successivement l’Assomption de la Vierge, Jeanne d’Arc et saint Louis.
Un vitrail nommé Our Lady of the Sacred Heart, à la mémoire d’Edward Joseph Duggan, seigneur de Murray Bay, est aussi remarquable, de même que celui consacré à sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, rappelant le souvenir de Sir Lomer Gouin, un ancien premier ministre du Québec.
Une tradition ancestrale est maintenue dans l’église de Pointe-au-Pic : celle du banc des marguilliers. Au nombre de six, les marguilliers sont nommés pour administrer les biens de la paroisse. Ils obtenaient ainsi le privilège de s’asseoir sur ces bancs rembourrés situés dans la première rangée, un honneur très apprécié à l’époque.
En août 1950, de grandes toiles murales sont installées dans le chœur de l’église. Ce sont les artistes André Morency et P. Martignano qui les ont réalisées. Des scènes de la vie d’autrefois, comme la prière du soir à la croix de chemin ou encore la visite aux malades avec le viatique, y sont représentées.
Il faut aussi signaler le magnifique maître-autel situé dans le chœur, qui a résisté aux changements liturgiques de Vatican II.
Notons finalement que l’orgue paroissial fut offert par George Dixon, un estivant, en 1926.
Ce texte fait partie de l'ouvrage Secrets de Charlevoix 2 disponible chez TOU&Cie à La Malbaie, à la librairie Baie-Saint-Paul et en ligne sur www.shistoirecharlevoix.com