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Secrets d’ici | Presbytère de Saint-Irénée | 15/28

Saint-Irénée

Sam. 11 octobre 2025 2 minutes

Par Serge Gauthier et Christian Harvey

Eglise et presbytere st irenee 8
Photo : Pierre Rochette
Eglise et presbytere st irenee 8

Le presbytère de Saint-Irénée

Le presbytère de Saint-Irénée a été construit lors de la fondation de la paroisse en 1842. Ce bâtiment de grande envergure possède ainsi une longue histoire.

Les archives de la Fabrique de Saint-Irénée nous révèlent notamment qu’en 1861, un hangar attenant au presbytère est construit afin de remiser les dons obtenus par la dîme (collecte paroissiale) auprès des paroissiens qui payaient « en grains, en avoine (pour le cheval du curé), en cordes de bois de chauffage ».

Ces dons étaient si importants qu’il fallait absolument un hangar afin de pouvoir les entreposer. En 1863, le presbytère s’agrandit de trois nouvelles chambres au premier étage et prend alors l’envergure que nous lui connaissons aujourd’hui.

Ce nouvel aménagement est estimé alors à 50 louis. Les chambres servent lors de la visite d’autres prêtres au presbytère.

Le presbytère est fort bien entretenu par la Fabrique et, en 1883, l’entrepreneur Jules Trudel est mandaté afin d’y faire des réparations.

En 1900, la véranda est réparée et, en 1941, on rénove les galeries.

Notons aussi qu’en 1933, des réparations au deuxième étage du presbytère ont été effectuées.

Enfin, en 1967 et en 1968, le presbytère est repeint. On se souvient qu’autrefois, ce presbytère était peint entièrement en blanc.

Plusieurs curés ont habité le presbytère de Saint-Irénée. Notons l’abbé LS-A. Bourret, curé fondateur (1840-1847), l’abbé Jules Mailley, d’origine française (1859-1865) et surtout l’abbé JO Perron, curé de Saint-Irénée de 1902 à 1933.

Plus récemment, on se souviendra de monseigneur Thomas-Louis Imbeau et de l’abbé Jean-Marie Chamberland, qui furent curés de Saint-Irénée dans les années 1960, 1970 et 1980.

En fait, pas moins de 19 curés ont habité le presbytère de Saint-Irénée entre 1842 et 1988, date du départ du dernier curé résident, l’abbé Clément Bédard.

Le 5 août 1998, Daniel Laliberté, agent de pastorale déjà locataire du presbytère ainsi que Lucie Brousseau achètent l’édifice.

À ce moment, le presbytère de Saint-Irénée devient un bâtiment privé et il n’appartient plus à la Fabrique paroissiale.

Le 29 juillet 2002, Marc Boucher et Jocelyne Varin se portent acquéreurs de l’ancien presbytère. Ils en sont toujours propriétaires à ce jour.

Rappelons que le presbytère de Saint-Irénée fut l’un des sites de tournage du téléroman de Radio-Canada Le temps d’une paix — de même que le cimetière de Saint-Irénée d’ailleurs — durant les années 1980.

Même s’il est devenu privé, l’ancien presbytère de Saint-Irénée conserve encore sa place prépondérante dans cette localité et il s’impose avec éclat aux yeux de ses anciens paroissiens, de même qu’aux yeux des nombreux visiteurs de passage dans cette pittoresque localité.

Ce texte fait partie de l'ouvrage Secrets de Charlevoix 2 disponible chez TOU&Cie à La Malbaie, à la librairie Baie-Saint-Paul et en ligne sur www.shistoirecharlevoix.com

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